AccueilActualité du droitLes notaires et l'Unicef s'unissent pour protéger les "enfants fantômes"

Les notaires et l'Unicef s'unissent pour protéger les "enfants fantômes"

L'Unicef France et les Notaires de France viennent de signer, à Paris, une nouvelle convention afin de poursuivre leurs efforts pour la protection des « enfants fantômes », c'est-à-dire n'ayant pas de certificat de naissance (un enfant sur sept).
Les notaires et l'Unicef s'unissent pour protéger les

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Comme le précisent les signataires de ce partenariat, « dans le monde, quelque 230 millions d'enfants n'ont jamais été enregistrés. Leur droit à un nom et à une identité, pourtant reconnu par la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, est bafoué. Ils naissent principalement dans les pays en développement dans des familles démunies. Souvent, ces "enfants fantômes" n'ont pas accès à la santé, à la vaccination, à l'éducation et peuvent être victimes d'exploitation ».

C'est pour contribuer à la lutte contre ce fléau que l'Unicef France et le Conseil supérieur du notariat travaillent ensemble depuis plusieurs années.

Avec cette nouvelle convention, les parties réitèrent leur volonté commune de poursuivre les actions engagées pour défendre le droit à l'identité de tout enfant partout dans le monde, soutenir et mettre en œuvre des programmes d'enregistrement des naissances et de régularisation d'Etat civil notamment dans les pays d'Afrique francophones (Côte-d'Ivoire et autres…), communiquer sur cette problématique à travers leurs réseaux et supports, et plus généralement, soutenir les actions menées en faveur des droits de l'enfant reconnus par la Convention internationale des droits de l'enfant adoptée en 1989.

Pour Jean-Marie Dru, président de l'Unicef France : « Exister légalement, pour un enfant, est la condition d'accès à tous les autres droits fondamentaux. Les dizaines de millions d'"enfants fantômes" sont des enfants en situation de très grande vulnérabilité face à l'exploitation et toute forme d'abus. Pour l'Unicef, permettre à chaque enfant l'accès à l'identité figure parmi nos combats prioritaires et nous sommes fiers que le Conseil supérieur du notariat soutienne notre combat. »

Comme le confirme de son côté Marie-Hélène Kraft-Faugère, membre du bureau du Conseil supérieur du notariat, «les notaires sont mobilisés pour sensibiliser, conseiller et agir auprès des États concernés afin de protéger les "enfants fantômes" ».

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