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Notaire salarié, un statut à valoriser

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Notaire salarié, un statut à valoriser
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Avant la récente réforme introduite par la loi Macron, les titulaires du diplôme d'aptitude à exercer la profession de notaire pouvaient être employés sous deux statuts leur permettant de recevoir tous les actes, sans pour autant être notaires associés : notaire salarié et clerc habilité. En mettant fin au statut de clerc habilité, la réforme a conduit un grand nombre d'entre eux à rejoindre la catégorie des notaires salariés. Comment tirer profit de cette évolution et en faire un levier de développement pour les offices comme pour leurs collaborateurs ?

Un statut à valoriser : pourquoi ?

Voulu par la profession et mis en place en 1993, le statut de notaire salarié a lentement pris son essor, à mesure que les associés ont pris conscience de l'intérêt qu'il peut présenter en termes d'optimisation de l'organisation de l'étude et de gestion des ressources. Un intérêt qui a pris une dimension stratégique aujourd'hui, dans un contexte de concurrence de plus en plus vive entre les offices et de plus grande mobilité des collaborateurs – en particulier dans certaines spécialisations telles que l'immobilier institutionnel. Une évolution des conditions de marché qui donne lieu à une véritable bataille des talents. Dans le même temps, l'ouverture progressive de la profession notariale et la création de nouveaux offices a provoqué un appel d'air chez les diplômés notaires et exacerbé la demande pour ces profils déjà prisés. Enfin, les attentes des collaborateurs en termes d'évolution professionnelle et de visibilité sur leur progression de carrière n'ont de cesse de s'affirmer.

Un intérêt partagé

Pour une étude, la présence de notaires salariés aux côtés des associés présente plusieurs avantages. Ces diplômés notaires habilités à recevoir tous les actes peuvent offrir un service de qualité et contribuer ainsi à la bonne marche et la bonne organisation de l'étude. Ils peuvent également contribuer à son rayonnement en favorisant la fidélisation des clients et, éventuellement, en s'attachant à développer l'activité et le portefeuille clients. Du côté des collaborateurs, ce statut offre un indéniable confort dans les relations avec les clients du fait de la plus grande crédibilité et légitimité qu'il leur confère. Et parce qu'il implique une forme de responsabilisation et une plus grande autonomie, il traduit également la reconnaissance et la confiance que les titulaires de l'office témoignent à l'égard de ces collaborateurs. Enfin, pour les notaires salariés qui considèrent cette étape de leur parcours professionnel comme transitoire avant de devenir associé, ce statut revêt une importance toute particulière dans la mesure où il constitue le point d'entrée et un éventuel tremplin vers une nouvelle étape de leur carrière.

Valoriser ce statut : comment procéder ?

Pour valoriser ce statut, les associés doivent commencer par définir clairement les missions liées, au sein leur étude, à ce titre et cette fonction. Il s'agit donc de préciser les différentes dimensions du rôle d'un notaire salarié aussi bien dans l'exercice du métier (périmètre et nature des missions) et le développement de l'activité (prospection clients, représentation à l'extérieur…), que dans la vie de l'office (prise en charge de missions internes, animation...) ou le rôle à assurer auprès des autres collaborateurs (formation, délégation, motivation, fidélisation…), avec lesquels ils bénéficient d'une plus grande proximité que les associés.

Les associés doivent ensuite les accompagner dans l'évolution de leurs responsabilités et l'acquisition de savoir-faire et de savoir-être. Pour cela, il convient de favoriser les interactions entre notaires salariés et associés, en encourageant les échanges et une communication plus étroite pour aider leurs collaborateurs à évoluer dans leurs responsabilités. Il convient également de proposer des programmes de formation aux notaires salariés pour qu'ils puissent acquérir les qualités comportementales “soft skills” qui leur font défaut ou qui mériteraient d'être développées.

Enfin, il est de bonne pratique de formaliser cette démarche via l'élaboration de l'équivalent d'une “charte du notaire salarié”. Laquelle doit notamment expliciter le processus de sélection et les conditions à remplir – intégration au sein de l'étude, adhésion à son projet, capacité de développement, capacité à motiver les collaborateurs... – pour devenir notaire associé.

Bien entendu, il va sans dire que les associés doivent veiller à faire participer
les notaires salariés à l'ensemble de cette démarche, en les incitant à contribuer à son élaboration et son amélioration.




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