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My-Kim Yang-Paya et Camille Potier, deux femmes au Conseil de l'ordre de Paris

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My-Kim Yang-Paya et Camille Potier,  deux femmes au Conseil de l'ordre de Paris
© DR - Camille Potier et My-Kim Yang-Paya debouts, à côté de Frédéric Sicard, lors d'une séance du Conseil de l'Ordre.

My-Kim Yang-Paya était secrétaire du Conseil de l'Ordre du barreau de Paris en 2017. Récemment élue au CNB, elle passe la plume de Berryer à Camille Potier qui lui succède en 2018. Toutes deux tracent les grandes lignes de leur mission.

Affiches Parisiennes : Pouvez-vous nous présenter la fonction de secrétaire du Conseil de l'Ordre du barreau de Paris?

My-Kim Yang-Paya : Le Conseil est composé de 42 élus, renouvelables annuellement par tiers. En début d'année, le gros travail du secrétaire du Conseil est d'accueillir les nouveaux élus et de préparer le travail avec les différentes commissions concernant les sujets à traiter au fil des mois par le Conseil de l'Ordre.

A.-P. : Le secrétaire du Conseil a un rôle clé dans le fonctionnement du Conseil de l'Ordre du barreau de Paris ?

M.-K. Y.-P. : Son rôle est de créer le lien entre les membres du Conseil et de coordonner les actions des élus en fonction de l'organigramme. Il règle également les rapports du Conseil avec le bâtonnier et le vice-bâtonnier pour hiérarchiser les sujets que chacun souhaite évoquer et traiter. Le secrétaire est donc effectivement le lien entre les élus, le bâtonnier et le vice-bâtonnier.
Je tiens d'ailleurs à remercier Frédéric Sicard et Dominique Attias de m'avoir confié ce poste de secrétaire du Conseil que j'ai assumé en 2017.

A.-P. : Cette année, vous avez été élue membre du CNB. Vous passez donc le flambeau à Camille Potier...

M.-K. Y.-P. : J'ai en effet été élue au Conseil national des barreaux, au sein du collège ordinal. De son côté, Camille Potier a été choisie par Marie-Aimée Peyron et Basile Ader pour assurer ces fonctions de secrétaire du Conseil de l'Ordre.

A.-P. : En 2017, le bâtonnier a traversé une période difficile. Comment avez-vous géré ces turbulences en tant que secrétaire du Conseil ?

M.-K. Y.-P. : Le Conseil n'a nullement été affecté par cette période difficile qu'a affrontée le barreau de Paris. Ses membres ont continué à travailler sur tous les sujets forts, au service des confrères.

A.-P. : Et vous, Camille Potier, qui prenez ce poste de secrétaire, comment allez-vous gérer les choses avec le Conseil de l'Ordre ?

Camille Potier : J'entame ma deuxième année au Conseil de l'Ordre avec ces fonctions de secrétaire. My-Kim Yang-Paya a déjà parfaitement présenté ce rôle de courroie de transmission entre ses pairs, le bâtonnier et le vice-bâtonnier. Je suis un peu triste de voir partir les membres du Conseil qui viennent d'achever leur mandat et enthousiaste de voir arriver les nouveaux. Tous ces membres sont assez complémentaires dans leurs domaines de compétence. Nous allons donc pouvoir faire de belles choses.
L'idée est de faire en sorte que ces membres soient affectés aux postes et aux commissions qui leur conviennent le mieux. C'est là qu'ils donneront le meilleur d'eux-mêmes aux confrères. Je vais essayer de mettre tout cela en musique et d'anticiper les rapports à préparer, en fonction des urgences et de l'actualité.

A.-P. : La première année au Conseil de l'Ordre est un peu un apprentissage, coaché par les anciens ?

C. P. : C'est effectivement une vraie année d'apprentissage. Heureusement que nous avons l'aide des membres des deuxième et troisième années pour nous expliquer les rouages de l'Ordre. Ce dernier est une grosse machine en mouvement et nous devons apprendre très vite pour monter dans ce train en marche. Mais rassurez-vous, on devient néanmoins très rapidement opérationnel. Depuis le 2 janvier, tous les membres du Conseil sont au travail et assurent leurs nouvelles fonctions.

A.-P. : Avez-vous des exemples de missions importantes qui vous attendent dès ce début d'année ?

C. P. : Nous avons tout d'abord des missions presque régaliennes. Nous devons notamment impérativement composer et dénoncer certaines commissions et formations au procureur général, au titre des obligations légales et réglementaires. Parmi les chantiers importants concernant la profession, nous allons rapidement traiter la question de la disparition du RSI et l'amélioration du fonctionnement de l'Ordre et de la politique de transparence, qu'il faut poursuivre et affiner.
Il y a, par ailleurs, le déménagement aux Batignolles avec la Maison de l'avocat et l'enjeu du numérique.
J'aimerais ajouter que je suis fière de succéder à My-Kim et honorée d'avoir été choisie à ce poste charnière par Marie-Aimé Peyron et Basile Ader.

A.-P. : Deux femmes qui se succèdent à ce poste important... Peut-on parler d'évolution des mœurs au barreau de Paris ?

C. P. : Le barreau de Paris est à l'image de la société. La profession d'avocat était initialement exclusivement masculine. Elle s'est féminisée sur le tard. Elle s'est ensuite beaucoup féminisée et les femmes prennent à présent des postes clés au sein du barreau de Paris, ce qui est parfaitement légitime.

M.-K. Y.-P. : à ce niveau, 2018 va être une année extraordinaire avec une femme bâtonnier, une femme secrétaire du Conseil et une femme présidente du CNB.

C. P. : Et de surcroît, My-Kim se voit confier la responsabilité de la nouvelle commission de liaison entre le Conseil de l'Ordre de Paris et les élus parisiens du CNB, afin de construire une politique commune.

M.-K. Y.-P. : Je souhaite faire le lien entre les élus ordinaux du CNB et les membres du Conseil de l'Ordre afin de créer de vrais liens et de mettre en place un process pérenne qui permette des rencontres régulières et une fluidité d'échanges sur les sujets d'importance nationale pour la profession et nos confrères.




Anne MOREAUX
Journaliste

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