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Municipales 2020 : Benjamin Griveaux veut être « le maire des Parisiens »

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Municipales 2020 : Benjamin Griveaux veut être « le maire des Parisiens »
@ AP

À l'occasion de son premier meeting au Théâtre Libre, le candidat à la mairie de Paris Benjamin Griveaux a réuni près d'un millier de Parisiens. Pour gagner leur soutien, le candidat de LREM n'a pas hésité à les mettre sur le devant de la scène.

Après le « dérapage » causé par certains de ses propos envers ses concurrents, rapportés dans le magazine Le Point, Benjamin Griveaux avait tout intérêt à réussir son premier meeting.

Pour cela tous les ingrédients étaient réunis, dans le but de rallier les habitants de la ville lumière à sa cause. De la députée parisienne Olivia Grégoire, en cheffe d'orchestre, en passant par d'autres membres éminents de LREM tels que Stanislas Guérini, Marlène Schiappa, Julien Denormandie ou encore Gilles Legendre, venus apporter leur soutien au candidat, les JAM (jeunesses avec Macron) et enfin tous les Marcheurs parisiens, en invités d'honneur.

La parole aux Parisiens

Afin d'honorer le principe sur lequel il appuie sa campagne, c'est aux habitants de la ville qu'il convoite que Benjamin Griveaux a laissé le soin d'introduire son meeting. Et bien sûr, c'est de leurs principales préoccupations qu'il est question.

C'est Margaux Pech, représentante LREM à Paris, qui introduit le sujet avec le projet Paris et Moi. « Plus de 2000 marcheurs sont allés dans 300 stations de métro pour donner la parole aux Parisiens afin qu'ils donnent leur vision de la ville et qu'ils expriment leurs préoccupations du quotidien. Nous avons récolté 14 000 interviews. » Ces témoignages ont été utilisés pour définir les projets proposés par Benjamin Griveaux sur des sujets tels que la mobilité, le harcèlement de rue, la salubrité, la pollution ou encore la solitude.

C'est justement sur ces sujets que quatre Marcheurs parisiens ont été invités à intervenir pour donner leur vision de la capitale et de leurs quartiers.

Mohamad Gassama, adjoint à la maire du XXe arrondissement est en charge de la propreté. Pour lui, il s'agit d'« une bataille culturelle » qui n'a pas encore été gagnée. L'élu estime en effet que c'est un travail d'éducation qui doit être réalisé à proximité. « La mairie d'arrondissement est un échelon qui n'a pas assez été utilisé en matière de propreté. Le maire d'arrondissement est au plus près des habitants, du terrain et donc utiliser cette expertise peut grandement améliorer la propreté à Paris », estime-t-il. « C'est un travail énorme qui ne peut pas être géré uniquement par l'Hôtel de Ville. » Mais ce dernier pense aussi à ceux qui l'exécutent.

« Il faut améliorer les conditions de travail des agents de propreté mais aussi réfléchir à la question de la collecte des déchets. Dans le XXe, il y a des agents qui font le nettoyage mais aussi la collecte. Ça me paraît compliqué de faire les deux en même temps. »

Aller vers le citoyen est également un des points qui semblent importants à Mohamad Gassama. « L'agent de propreté peut être un vecteur d'information et de collecte d'information auprès des citoyens. De façon hebdomadaire il pourrait aller s'enquérir de problèmes que les habitants ont pu déceler dans la semaine. »

Sur le thème de la pollution, c'est au tour de Lynda Aba, responsable des questions environnementales du comité LREM du XIVe arrondissement, d'intervenir. Habitante du quartier, cette maman de deux enfants a parfois du mal à y vivre.

« Le gros problème dans notre arrondissement, c'est la pollution », déplore-t-elle.

« J'ai un beau balcon mais malheureusement je ne peux pas en profiter car je suis exposée au pic de pollution de l'air et sonore le plus élevé de Paris. » Et bientôt aura lieu l'ouverture de la piscine Élisabeth avec son solarium, construite à côté du périphérique. « Je vais bronzer aux particules fines », ironise la mère de famille.« Moi je rêve d'un quartier plus vert, riche en biodiversité, plus apaisé avec moins de voitures et moins de bruit, plus de place pour les rencontres de vie de quartier et sans trottinettes ni vélos.»

Justine Henry, habitante du XVIIIe, s'attaque ensuite au sujet des solidarités, duquel elle est référente au sein du groupe. Selon elle, les Parisiens veulent une ville plus solidaire envers ses habitants et notamment les plus faibles.

« Seulement 3 % des stations de métro sont accessibles aux personnes en situation de handicap. Il y a des personnes qui sont sans emploi, qui sont pour cela loin de la société actuelle et qui ont besoin qu'on leur tende la main. Il y a également des personnes qui n'ont pas de lit comme les SDF ou les réfugiés. »

Le problème de la solitude est également dénoncé par la Parisienne. « Aujourd'hui, il y a un ménage sur deux qui est en fait composé d'une seule personne. Je pense aussi aux mères célibataires et aux familles monoparentales qui font face à des situations parfois difficiles au quotidien et qui aimeraient qu'une solidarité s'exprime à leur égard. »

Patrick Levy Waitz, entrepreneur et président de la fondation Travailler Autrement, conclut cette série de témoignages en parlant attractivité du territoire.

« De plus en plus de gens disent aimer venir à Paris mais pour rien au monde ne voudraient y vivre. 50 000 personnes ont quitté Paris en 4 ans. »

Selon l'entrepreneur, pour être attractive, Paris doit être ouverte sur la petite couronne. « Si Paris fonctionne avec un périphérique, on va finir par être comme une réserve d'Indiens qui se replie sur soi et qui n'est plus généreuse. »

La réponse de Benjamin Griveaux

Afin de pouvoir répondre à chacun des sujets exprimés dans les témoignages de ces Parisiens, c'est en dernière partie du meeting que Benjamin Griveaux a décidé de prononcer le traditionnel discours du candidat. Après avoir remercié un par un chacun des habitants intervenants, il a déclaré sa flamme, non pas à la ville comme de coutume, mais à sa population.

« Avant d'être le maire de Paris, je veux être le maire des Parisiens. J'ai toujours préféré les personnes aux lieux, les histoires des familles parisiennes à celles de nos bâtiments », déclare le candidat à la mairie de Paris.

« Mon rapport charnel, je l'ai avec les Parisiens, ce sont eux qui m'ont donné envie de me lancer dans cette aventure. »

S'attaquant ensuite aux préoccupations exprimées par ces derniers, il a formulé une liste de propositions en commençant, sans surprise, par la question environnementale.

En tant que maire, sa première décision sera de limiter drastiquement la circulation autour des écoles les plus touchées. « Avoir des écoles sur les axes les plus pollués de la ville c‘est une aberration. » S'il est élu, Benjamin Griveaux souhaite également limiter les véhicules les plus polluants dans Paris, notamment certains bus. « Rome a réussi à mettre hors de nuire ces bus, à Paris nous pouvons aussi y arriver. C'est une part importante des gaz émis dangereux pour les enfants.»

Le candidat LREM souhaite également limiter la pollution dans les salles de classe. « Pour ça il y a un moyen très simple : changer les 8 000 systèmes de ventilation. Cela coûte quelques dizaines de millions d'euros. Sur un mandat de 6 ans, il faudrait investir un million et demi d'euros par an, ce qui est réalisable. »

Et pour une transition écologique réussie, l'ancien porte-parole du Gouvernement estime que chacun doit se sentir concerné, et participer. « J'ai proposé la création d'un conseil parisien de défense écologique directement rattaché au maire de Paris. Il sera constitué de Parisiens tirés au sort et la moitié d'entre eux auront entre 15 et 25 ans. »

En ce qui concerne les solidarités, Benjamin Griveaux a là aussi plusieurs idées pour venir en aide aux Parisiens qui en ont le plus besoin.

Afin d'aider les mères célibataires ou les familles monoparentales, « je propose un chèque baby-sitting de 50 heures par an. Pour ces parents qui n'ont plus le temps de rien, ce seront 50 heures de liberté », déclare-t-il.

« Les inégalités d'accès au soin sont les plus insupportables de toutes », affirme le candidat. « Je pense notamment aux petits retraités et indépendants pour qui les mutuelles sont souvent hors de prix. Pour eux, je créerai à Paris une mutuelle municipale. »

Autre mesure de solidarité : faire en sorte que davantage de stations de métro soient adaptées au handicap, « 9 stations sur 303 sont aujourd'hui accessibles à des personnes à mobilité réduite, c'est inacceptable», s'indigne Benjamin Griveaux.

Pour mieux gérer tous les sujets, et en particulier celui de la propreté qui est particulièrement vaste, l'ancien membre du Gouvernement compte remettre de l'ordre dans la manière dont les décisions sont prises, pour que tout ne se décide plus uniquement au niveau de l'Hôtel de ville. « Je réunirai chaque mois autour du maire de Paris, tous les maires d'arrondissements dans un conseil des maires. C'est avec leur concours que les Parisiens se réapproprieront Paris. »

Enfin, même s'ils ne sont pas au centre de sa campagne, le maire des Parisiens doit aussi s'occuper des grands Parisiens : les Franciliens. « Il faut dialoguer avec les villes voisines », affirme le candidat LREM.

Le programme de Benjamin Griveaux aura encore vocation à s'agrandir dans les prochains mois avec de nouvelles propositions. Les Parisiens recevront en effet dans leur boîte aux lettres une carte postale à retourner à l'équipe du candidat après y avoir inscrit « une idée pour Paris ».




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