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Mozilla lance une campagne pour lutter contre les dérives des géants du web

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Mozilla lance une campagne pour lutter contre les dérives des géants du web
@ Mozilla

La communauté mondiale à but non lucratif Mozilla, qui a créé le célèbre navigateur libre et gratuit Firefox, lance une campagne inédite de sensibilisation des internautes. Intitulée « N'acceptez pas tout du Net », elle vise à lutter contre les pratiques abusives des GAFAM et autres BATX qui, via leurs plateformes, contribuent à la propagation de campagnes de désinformation et collectent des milliards de données personnelles.

Avec cette initiative engagée, la communauté qui a lancé en 2004 le célèbre moteur de recherche au petit renard interpelle les internautes et les incite à faire un choix afin de ne pas alimenter les algorithmes des géants du web, reprendre le contrôle de leurs données et lutter contre les fake news qui gangrènent la toile.

A travers plusieurs supports d'information, dont le plus important est le site www.mozilla.org/fr/firefox/unfck, Mozzilla interpelle les internautes à le rejoindre en masse afin de « lancer un mouvement pour créer un meilleur Internet ».

Comprendre les « in-Net-ceptable »

Mozilla a opté pour un angle original et pédagogique pour faire entendre sa cause. Elle a ainsi créé une page dédiée à cette campagne de prévention où elle explique sa démarche d'intérêt général et partage sa « liste de l'in-Net-ceptable » visant à lutter contre les mauvaises pratiques qui sont légion sur la toile.

Il est par exemple fortement déconseillé d'accepter un réseau social en ami ou d'accepter que ses données personnelles soient collectées par une plateforme puis partagées avec des entreprises tierces.

La productrice du célèbre navigateur libre tire la sonnette d'alarme. Elle rappelle que chaque minute, de chaque jour, des milliards d'informations sont partagées dans lesquelles il est devenu presque impossible de faire le tri et que nous sommes malheureusement devenus dépendants de ce système numérique.

« Dans tout ce brouhaha, l'une des seules choses que nous ayons en commun est notre dépendance à Internet. Malheureusement, Internet ne fonctionne plus », explique Mozilla dans un communiqué.

« Il ne s'agit pas d'avoir accès à un réseau Wi-Fi de qualité ou de pouvoir se connecter au bureau ou à l'école. En ce sens, Internet fait son travail pour la plupart d'entre nous, en connectant des milliards de personnes dans le monde entier. Malheureusement, ce portail est devenu un lieu où sévissent la désinformation, la corruption et l'avidité. Et ces dernières années, nous avons vu ceux qui ont le pouvoir, les Big Tech, les gouvernements et autres mauvais acteurs, devenir plus dominants, effrontés et dangereux. C'est dommage, car il y a encore beaucoup à faire en ligne. Qu'il s'agisse d'apprécier l'absurde (vive les vidéos de chatons) ou de s'attaquer à ce qui est fondamental, comme lutter contre une pandémie mondiale, nous avons tous besoin d'un Internet où les gens, et non les profits, passent en premier », ajoute l'organisation.

Reprendre le contrôle

Mozilla met en lumière l'impériale nécessité de « reprendre le contrôle de ceux qui violent notre vie privée afin de nous vendre des choses dont nous n'avons pas besoin ».

Pointées du doigt par les vocables « ceux » ou « Big Tech », les entreprises visées sont notamment Facebook et Youtube, directement nommés, mais pas que. Il s'agit aussi des autres GAFAM, c'est-à-dire Google, Amazon, Apple et Microsoft, ainsi que les fameux BATX chinois en plein essor : Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi.

L'organisation partage ainsi cinq conseils pour vous commencer à se réapproprier la toile :

  • Se méfier des réseaux sociaux. En visitant un site d'information, si celui-ci utilise les boutons « j'aime » ou « commentaire » de Facebook, des données personnelles peuvent être collectées même sans être connecté sur Facebook. En utilisant l'extension Facebook Container, la collecte de données devient plus difficile.
  • Éviter de devenir une cible. Sur de nombreux sites, les données des internautes sont partagées avec des entreprises tierces, certaines connues mais d'autres beaucoup moins. Avec Firefox, le niveau standard de protection contre les traqueurs connus est activé par défaut.
  • Défier le système en place. La technologie qui rassemble des milliards d'humains venant de tous les horizons les monétise et les manipule aussi. Cet aspect néfaste d'Internet, où les internautes sont devenus des marchandises pour les géants de la Tech, est présenté dans le documentaire « The Social Dilemma » réalisé par Exposure Labs et avec la contribution du « Center for Human Tech ».
  • Vérifier la véracité des informations. Qu'il s'agisse de mensonges, de fake news ou de bons vieux canulars, la désinformation se répand plus rapidement que jamais. Grâce à quelques conseils et des outils simples, il est possible de se protéger et de protéger les autres.
  • Participer au changement. Il est nécessaire que les internautes s'expriment et pointent du doigt ce qui n'est plus très net sur le Net. Plus les gens en parleront, plus on y verra clair.

En partageant gratuitement ces précieux conseils, l'organisation à but non lucratif Mozilla montre qu'elle a pour ambition de protéger la toile et propose des solutions pratiques, comme le navigateur Firefox, conçues pour protéger la vie privée des internautes. C'est ainsi la preuve qu'une entreprise technologique peut-être éthique et « peut œuvrer pour faire d'Internet un endroit meilleur pour tous et qui se bat pour les gens, pas par profit », commente Mozilla, décidée à lancer un mouvement international pour l'intérêt général.

Utiliserons-nous bientôt un « euro numérique » ?

Face à l'essor des cryptomonnaies déjà bien installées comme le Bitcoin et à la force de frappe des prochaines, comme le Libra de Facebook attendu pour la fin de l'année, et celles développées par Google et Amazon qui veulent aussi faire leur entrée sur le marché prisé des monnaies virtuelles, l'Europe riposte avec le lancement d'une consultation sur l'euro numérique.

La Banque centrale européenne (BCE) réfléchit très sérieusement à la mise en place d'un euro numérique pour concurrencer les cryptomonnaies privées des géants du web, des GAFAM américains aux BATX chinois.

Elle a ainsi lancé le 12 octobre dernier une consultation publique de trois mois à cet effet. Encore à l'état de projet, cet euro numérique permettrait aux ménages comme aux entreprises d'effectuer leurs paiements avec une monnaie numérique sécurisée capable de concurrencer les autres monnaies virtuelles.

« Cet euro numérique pourrait empêcher qu'un service de paiement privé ou public ne supplante notre souveraineté monétaire ou ne menace notre stabilité financière », écrit l'un des membres du directoire de la BCE.

Cette consultation, puis le test pendant six mois d'un euro numérique devraient permettre de mesurer à quel niveau (ménage, entreprises ou simple règlement interbancaire) cette monnaie virtuelle serait le plus efficace et nécessaire.

Un secteur victime de fraudes

La Fintech doit être régulée avant tout car il s'agit d'un secteur propice à la fraude et à la corruption.

En ce moment, l'ACPR met d'ailleurs en garde contre de fausses attestations de garantie financière, obligatoire en France notamment pour l'exercice de l'activité d'entreprise de travail temporaire, émises par une entité dénommée « Allied RE Corporation LTD » ou utilisant des dénominations approchantes.

Ainsi, les dénominations suivantes : ALLIED RE CORPORATION LTD UK, ALLIED RE CREDIT LTD, ALLIED INSURANCE & REINSURANCE, ALLIED LTD Companyou GROUP ALLIEDINSURANCE, prétendument sise à Dublin ou à Londres selon les sources, figurent sur la liste noire des sites ou entités douteux « Crédits, livrets, paiements, assurances » publiée sur le site Assurance Banque Épargne Info Service -ABEIS.




Anne MOREAUX
Journaliste

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