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MIF Expo : le made in France gagne du terrain

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MIF Expo : le made in France gagne du terrain
© AP - Arnaud Montebourg visitait les stands du salon MIF Expo vendredi 18 novembre dernier.

Franc succès pour le dernier salon MIF Expo qui s'est tenu récemment porte de Versailles. Pour sa cinquième édition, le salon a innové en proposant aux visiteurs des conférences liées à l'économie locale, faisant intervenir des hommes politiques et des personnalités du monde de l'entreprise, notamment Arnaud Montebourg qui a abordé la désindustrialisation de la France.

En à peine cinq ans, le salon MIF Expo est devenu le rendez-vous annuel des professionnels et des consommateurs qui souhaitent défendre l'économie locale en achetant des produits fabriqués en France. Leur mantra est qu'il vaut mieux consommer des produits locaux que low cost. Ce mouvement gagne du terrain, en particulier en cette année d'élection présidentielle.

Près de 500 exposants de tous secteurs d'activité se sont réunis lors du salon du made in France, les 18, 19 et 20 novembre dernier au Parc des expositions de Porte de Versailles. Ils ont ainsi pu faire découvrir les nombreux savoir-faire de leur territoire et promouvoir leurs produits issus d'un processus de fabrication locale.

Ceux qui ont pu s'y rendre on fait de belles emplettes : vêtements, ameublement, produits de beauté, gastronomie… Et pour ceux qui n'ont pas eu cette chance, ils peuvent toujours aller sur www.prefrance.fr, « le Google du made in France » dixit son créateur.

Cette année, les visiteurs ont pu écouter et participer à des conférences sur des thèmes d'actualité liés à l'économie locale : « Tafta, Ceta, stop ou encore ? » avec entre autres Matthias Fekl, secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, et Guillaume Balas, député européen ; « Les enjeux de la désindustrialisation » avec Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie et du Redressement productif, candidat à l'élection présidentielle de 2017 ; « Le label Origine France Garantie, pourquoi s'y fier ? Comment l'obtenir ? » avec Yves Jégo, président de l'association Pro France ; « Textiles intelligents : applications, technologies et marchés » avec Emmanuelle Butaud-Staub, déléguée générale de l'Union des industries textiles ; et « Consommateurs, vous avez le pouvoir ! » avec Bülent Acar, président de I-boycott.org.

Les consommateurs étaient au rendez-vous, tout comme certains élus et personnalités politiques venus soutenir la production française. Plébiscité par Arnaud Montebourg et Yves Jégo, ce salon tente d'amplifier une dynamique socio-économique.

Diaporama

Décryptage des enjeux de la désindustrialisation

En 1975, il y avait 6 millions d'emplois dans l'industrie française. Il y en a moitié moins aujourd'hui. Des pans entiers de la puissance et des savoir-faire industriels français ont disparu : énorme gâchis ou pari sur un autre avenir ? Les cinq intervenants de cette table ronde semblent s'accorder sur un mélange des deux. « L'industrie française est l'homme malade de l'Europe, avec un pourcentage du PIB réalisé dans l'industrie de seulement 12 % contre 22 % en Allemagne », explique Bruno Grandjean, président de la Fédération des industries mécaniques. « Nous sommes les avant-derniers, juste devant les Grecs. Nous avons un déficit du commerce extérieur récurrent à 50 milliards d'euros que nous n'arrivons pas à combler.

La situation est très grave. » Il faut donc, « fabriquer en France, de façon moderne avec des robots, quitte à réorganiser l'échelle de valeur autrement », selon le journaliste Jean-Michel Quatrepoint, (économiste auteur de « Alstom, un scandale d'État »). Arnaud Montebourg confirme et ajoute qu'il faut dépasser le stéréotype culturel selon lequel « l'industrie est sale et appartient au passé ». Pour cela, les Pouvoirs publics doivent s'impliquer, notamment par une commande publique dirigée vers le made in France, précise le candidat à la présidentielle qui propose une sorte de Small Business Act pour les PME françaises qui produisent localement.

Nous sommes « tous coupables » de cette désindustrialisation et de la primauté du capitalisme boursier selon Denis Jacquet, président de Parrainer la croissance. Cet entrepreneur défend la consommation responsable et l'investissement financier des salariés dans leurs entreprises. Il pousse un coup de gueule contre « les prix bas qui riment avec chômage ».

Philippe Veran, président de Biotech Dental - une PME provençale florissante qui a embauché 120 personnes durant les 18 derniers mois - a « l'unique objectif de faire valoir le made in France ». Son retour d'expérience sur cette envolée dans l'économie industrielle mondiale grâce à l'utilisation de l'imprimante 3D pour les prothèses dentaires était la note positive de cette conférence.




Anne MOREAUX
Journaliste

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