Fermer la publicité
Journal d'information juridique et d'annonces légales

Matthieu Lecuyer de R-PUR : des masques « made in France » pour lutter contre le coronavirus

le - - Entreprise - Vie des entreprises

Matthieu Lecuyer de R-PUR : des masques « made in France » pour lutter contre le coronavirus
@ DR - Matthieu Lecuyer et Flavien Hello, fondateurs de la société R-PUR.

En cette période de crise sanitaire, la protection est la préoccupation numéro 1 de tous les individus, des particuliers comme des professionnels exposés au virus. L'un des gestes barrières est le port du masque, un outil de protection qui souffre de pénurie. Matthieu Lecuyer, co-fondateur de la start-up de production de masques R-PUR, nous présente ses produits “made in France”.

Affiches Parisiennes : Vous êtes le co-fondateur d'une start-up de fabrique des masques. Aujourd'hui, avec la crise importante que notre pays traverse avec le coronavirus, c'est évidemment des produits qui sont devenus extrêmement importants pour la santé. Pouvez-vous tout d'abord nous présenter votre activité et votre start-up ? Comment est née l'idée de créer cette entreprise ?

Matthieu Lecuyer : En effet, je suis le co-fondateur, avec Flavien Hello, de la société R-PUR, qui développe des technologies de filtration permettant de s'adapter, dans un premier temps, parfaitement à la mauvaise qualité de l'air urbain. On a développé des technologies permettant de filtrer les particules très très fines, de l'ordre du nanomètre, ce qui est une première mondiale, et un niveau de filtration qui n'a jamais été atteint jusqu'à aujourd'hui.

Dans le cas présent, nos solutions, qui sont aujourd'hui dix fois plus efficaces que la norme FFP3, la plus haute norme européenne, permettent de protéger les personnes exposées au coronavirus. Cela nous a permis d'aller chercher et de rebondir sur un marché que nous ne connaissions pas et de pouvoir protéger les personnes qui seraient exposés à ce virus et donc de leur permettre de ne pas être contaminées par le coronavirus.

A.-P. : Donc c'est un masque extrêmement efficace contre le coronavirus ?

M. L. : Aujourd'hui, on n'a pas été “designé” contre le coronavirus mais on relève des niveaux de protection contre ce coronavirus extrêmement performants, entre autres parce que nous avons un joint facial qui est un joint à mémoire de forme, qui vient s'adapter parfaitement à la forme du visage de l'utilisateur. Ce qui veut dire que l'isolation entre le haut du masque et le bas du masque est parfaite. De ce fait, les gouttelettes ou le virus ne peuvent pas s'infiltrer en-dessous ni au-dessus, comme ça pourrait être le cas avec des masques, par exemple, de chirurgie.

A.-P. : À la base, vous avez créé ces masques contre la pollution. Ils sont donc extrêmement efficaces contre la pollution, par exemple, les rejets des voitures en ville ?

M. L. : Exactement. La technologie est parfaitement calibrée à la pollution urbaine, c'est-à-dire qu'on a étudié la qualité de l'air urbaine, on a analysé et déterminé le pourcentage de particules de gaz, d'ozone qu'on peut retrouver dans un environnement ultra urbain et, en conséquence, on a développé, avec l'aide de laboratoires et de bureaux d'ingénierie, de nouvelles technologies permettant de filtrer parfaitement et d'être calibrées pour l'environnement urbain. C'est pour ça qu'aujourd'hui, on est le seul produit, assez unique en son genre, à être parfaitement adapté à la pollution urbaine. Il peut s'adapter éventuellement aux cyclistes, aux motards, aux coureurs qui sont, eux, extrêmement exposés lorsqu'ils vont courir, par exemple, à côté d'une porte de périphérique, qui peut s'adapter à nos milieux professionnels, de type milieu aéroportuaire, à des environnements de terrains. Aujourd'hui, on travaille avec des unités de pompiers, des forces spéciales et du personnel surexposé sur des ponts d'envol de porte-avions. Or, on sait que la surexposition à ces gaz et particules est énorme quand ces personnes sont en train de travailler.

A.-P. : Donc aujourd'hui, ces produits que vous faites sont entièrement fabriqués en France. Comment arrivez-vous à travailler avec le confinement et êtes-vous pris d'assaut par les commandes ?

M. L. : On a enregistré depuis le début des événements énormément de commandes sur notre site, en précommande, mais puisque nos usines, encore une fois, sont des petites usines, elles n'ont pas réussi à tenir la demande de nos produits. Donc aujourd'hui, nous avons arrêté les ventes sur notre site internet pour permettre à nos usines de pouvoir continuer à produire et livrer les personnes qui étaient en précommande, qui seront livrées dans les prochains mois.

Notre production continue mais nous avons arrêté les ventes sur notre site internet puisque nous ne sommes pas en moyen de pouvoir les livrer avec des délais acceptables pour nos clients.

A.-P. : Vous avez parlé des forces spéciales et des militaires. Est-ce que vous avez des commandes publiques ?

M. L. : On travaille sur différents types de produits qui ne sont pas spécialement nos masques très technologiques et très haut de gamme, pour essayer de proposer des solutions pour le Gouvernement, pour qu'ils puissent protéger en urgence le personnel hospitalier.

A.-P. : Vous vous qualifiez toujours comme une start-up ou vous considérez-vous comme une entreprise avec un certain savoir-faire, une expérience d'une durée de quelques années maintenant ?

M. L. : Aujourd'hui, je pense qu'on reste une start-up parce qu'on est composé d'une quinzaine de personnes et que l'on continue à innover. Pour moi, la start-up est une société qui va continuer à accélérer d'un point de vue innovation. Nous, l'innovation est au cœur des gènes de la société et on continue à développer des innovations et des technologies qui nous permettent d'être continuellement en avance sur notre marché. C'est pour ça que je nous caractériserais de start-up, par rapport au fait que la croissance est exponentielle, mais aussi parce que nous continuons à développer des nouvelles technologies et de nouvelles innovations, pour être en avance sur notre temps.

A.-P. : Actuellement, on a un réel besoin de vos produits. Qu'est-ce que l'on peut faire pour vous aider, pour développer votre fabrication et pouvoir répondre à la demande ?

M. L. : Aujourd'hui, on recherche, avec l'aide de la région et du Gouvernement, un lieu ou une usine qui pourrait nous permettre de stocker une ligne de production supplémentaire pour sortir des masques et des filtres, pour protéger le personnel hospitalier.

La protection de nos personnels soignants est au cœur des priorités du Gouvernement et des nôtres puisque nous cherchons, coûte que coûte, à pouvoir développer et à produire ces produits.

A.-P. : Vous pensez que cela pourra se réaliser rapidement ?

M. L. : Je l'espère. Nous sommes aujourd'hui en contact avec le ministère de la Santé, nous espérons que des mesures pourront être prises rapidement pour pouvoir agir et protéger les Français.

Je le rappelle, il faut respecter les règles de sécurité de manière générale, en restant confiné chez soi et attendre les annonces du Gouvernement sur la distribution massive de masques pour pouvoir se protéger en cas de sortie impérative, comme aller faire ses courses.




Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Affiches Parisiennes Journal d'information juridique et d'annonces légales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer