Les salariés dépendant d’un groupe étranger en Île-de-France constituent le tiers du total des emplois sur l’ensemble de la France métropolitaine. Un grand nombre de nationalités sont représentées parmi les investisseurs étrangers implantés dans la région. Toutefois, celle-ci est particulièrement attractive pour certains pays situés en dehors du continent européen, notamment les États-Unis. Cet attrait des groupes étrangers est nettement plus élevé dans les territoires de Marne-la-Vallée, de la Défense et de Saclay et plus faible à Paris. Lors de la récession mondiale de 2008-2009, les emplois franciliens sous contrôle étranger se sont repliés de 7,9 % et ne se sont, depuis, pas redressés.
Un levier de développement économique
Certaines politiques publiques comme Business France ou Choose France encouragent ou favorisent la présence d’établissements étrangers sur le territoire français. L’implantation d’établissements dépendant de groupes étrangers peut en effet constituer un levier pour le développement économique. Elle devient alors un signe d’attractivité pour le territoire en illustrant sa capacité à offrir à des grands groupes internationaux les conditions de réussite des projets et des investissements. Si la plupart des établissements sous contrôle étranger correspondent à des implantations d’origine étrangère, certains établissements, en revanche, relèvent de sociétés d’origine française ayant fait l’objet d’un rachat ou d’une fusion-acquisition.
En 2018, 16 560 établissements franciliens employant un peu plus de 573 000 salariés dépendent d’un groupe étranger. Au sein de la France métropolitaine, l’Ile-de-France regroupe ainsi près d’un tiers des emplois dépendant de l’étranger. Dans les autres régions, la présence étrangère représente des volumes nettement moindres : les emplois sous contrôle étranger en Ile-de-France sont aussi nombreux que les effectifs d’Auvergne-Rhône-Alpes (227 000), du Grand-Est (184 000) et des Hauts-de-France (165 000) réunis.
L’Île-de-France pour les investisseurs Américains
Plus encore qu’en Province, les États-Unis sont le premier employeur étranger en Île-de-France.
En 2018, 153 200 emplois dépendent d’un groupe américain dans la région, soit deux fois plus que ceux contrôlés par des investisseurs allemands, qui sont au nombre de 76 400. L’Ile-de-France regroupe ainsi 4 emplois français sous contrôle américain sur 10. D’autres pays, comme le Royaume-Uni, et dans une moindre mesure le Japon, sont surreprésentés dans l’économie francilienne. L’Ile-de-France concentre ainsi 42 % des emplois sous contrôle britannique en France et un tiers des emplois sont sous contrôle japonais.
À l’inverse, le poids de la région est moins important pour les emplois dépendants de pays de l’Union européenne : il se limite à 26 % pour l’emploi sous contrôle allemand ainsi que pour celui sous contrôle belge.
De manière générale, l’Ile-de-France se distingue des autres régions françaises par une palette de nationalités plus large, en lien avec son ouverture vers l’international et l’implantation de deux aéroports d’envergure mondiale. Ainsi, 95 nationalités sont représentées parmi les investisseurs étrangers implantés en Ile-de-France contre 62 dans la seconde région, Auvergne-Rhône-Alpes.