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Marché de l'immobilier : augmentation des ventes et stabilité des prix

Selon un rapport des notaires de Paris-Île-de-France, le marché de l'immobilier résidentiel ancien est « fluide » au premier trimestre 2016. Le volume des ventes a augmenté mais n'a pas provoqué de hausse des prix, qui restent stables. Les notaires mettent en avant les taux d'intérêts historiquement bas.
Marché de l'immobilier : augmentation des ventes et stabilité des prix
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«Augmentation des transactions, stabilité des prix du marché, pourvu que cela dure », espère Thierry Delesalle, notaire parisien. « Ça va mieux », renchérit Pascal Chassaing, président de la Chambre des notaires de Paris. Ces derniers ont fait l'état des lieux du marché de l'immobilier résidentiel ancien en Île-de-France, pour le premier trimestre 2016. Ils observent une hausse du volume des ventes et une stabilité des prix, qu'ils expliquent par la baisse des taux d'intérêt. Selon les notaires, l'équilibre est atteint entre vendeurs et acquéreurs. Les Franciliens refont désormais confiance au marché de l'immobilier.

La hausse du volume des ventes d'appartements anciens en Île-de-France n'a pas d'incidence sur les prix. Le nombre de logements vendus s'élève à 104 180 entre le deuxième trimestre 2015 et le premier trimestre 2016 soit une hausse de 20 % par rapport à la même période entre 2014 et 2015. Quant à la variation moyenne des prix en Île-de-France en un an, elle n'a pas bougé. L'augmentation des prix est nulle pour un prix au mètre carré s'élevant à 5 250 euros. Selon Thierry Delesalle, cette tendance pourrait se poursuivre en juillet 2016 avec une faible augmentation des prix de 0,6 % entre avril et juillet 2016.

« Le marché des maisons individuelle est en très bonne santé »

« Le marché des maisons est également en très bonne santé en Île-de-France », affirme le notaire. Les ventes de maisons ont bondi de 17 % en un an. Cette activité est proche du record du nombre de ventes avant la crise de 2008. Les prix sont également stables. Il faut compter une faible augmentation de 0,6 %, soit un prix de vente moyen s'élevant à 289 000 euros au premier trimestre 2016. Néanmoins, les prix pourraient augmenter de 2,6 % en juillet.

Le 6e, l'arrondissement le plus cher de Paris

Les ventes à Paris connaissent un ralentissement. Elles ont baissé de 7 % par rapport à 2015. Pour Charles Flobert, notaire à Saint-Maur-des-Fossés, cette tendance est due à une poussée des ventes en fin d'année 2015, pour ensuite retomber en janvier 2016. Les prix ont néanmoins augmenté de 1,2 % par rapport à 2015. Le prix moyen du mètre carré à Paris est de 8 000 euros. Selon le notaire, cette tendance est relativement stable depuis 2015.

Mais les logements à Paris sont deux fois plus chers dans le 6e arrondissement que dans le 19e. Il faut compter 12 150 euros en moyenne le mètre carré pour un appartement ancien dans le 6e, contre 6 380 euros dans le 19e au premier trimestre 2016. Les quartiers qui ont franchi la barre des 10 000 euros le mètre carré, demeurent les 1er, 3e, 4e, 5e, 6e et 7e arrondissement. Ces derniers ont vu leur prix augmenter au premier trimestre 2016 par rapport à 2015.

Les Hauts-de-Seine enregistrent le plus grand nombre de ventes d'appartements

Les Hauts-de-Seine ont rattrapé la période d'avant crise 1999-2007, en termes de vente d'appartements. Au premier trimestre 2016, le département a vendu 5 000 appartements contre 3 000 en Seine-Saint-Denis. Et les prix continuent de baisser légèrement, 0,7 % par rapport à 2015 pour les Hauts-de-Seine et 1,1 % pour la Seine-Saint-Denis.

En revanche, les prix des maisons en petite couronne ont augmenté de 1,2 % en un an. Le volume des ventes de maisons est plus important en Seine-Saint-Denis que dans les Hauts-de-Seine. Il faut compter une augmentation de 13 % des ventes de maison pour le premier et une stabilité des prix pour le deuxième par rapport à 2015.

La grande couronne enregistre également une hausse de ses volumes de transactions en début d'année. La vente d'appartements a augmenté de 15 % et celle des maisons de 13 %. « Nous notons une reprise marquée des ventes et un retour de la confiance.

Les acquéreurs n'hésitent plus à investir malgré des prix élevés », explique Frédéric Labour, notaire à Corbeil-Essonnes. En moyenne, une maison coûte 267 600 euros en grande couronne. Mais les notaires ne prévoient pas d'augmentation des prix des maisons en juillet. « Tous les feux sont au vert » ajoute-t-il.

Ils espèrent « que les mouvements sociaux et les réformes législatives ne vont pas perturber ce beau tableau ». Mais pour le président de la Chambre « le marché immobilier est surtout dépendant des faibles taux d'intérêt ».

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