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Marc Simoncini : portrait d'un homme qui milite pour l'entrepreneuriat

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Marc Simoncini : portrait d'un homme qui milite pour l'entrepreneuriat
Wikipédia - Marc Simoncini au salon des entrepreneurs 2011

Entrepreneur à succès, Marc Simoncini a fondé le site de rencontres Meetic. Il a aussi lancé le fonds Jaïna Capital qui investit dans des start-up. Il a investi notamment dans le site de vente de lentilles sur Internet Sensee.

Tout débute il y a 16 ans, quand Marc Simoncini décide de devenir chef d’entreprise. Il fonde à Dijon une société baptisée Opsion Innovation, spécialisée dans le minitel, un appareil que France Télécom a décidé d’abandonner il y a quelques mois, mais qui a permis à la France de découvrir la télématique et une nouvelle génération de nouveaux services comme l’annuaire électronique, la météo, l’astrologie ou les messageries «roses».

Sa petite entreprise « qui invente l’ordinateur le moins cher du monde », en proposant un boitier avec de la mémoire, un processeur et des programmes, se développe.

Le passionné d’informatique découvre alors Internet. Marc Simoncini décide de changer de cap et de lancer un hébergeur de sites personnels. Il fonde iFrance.

En quelques mois et alors que personne ne voyait un modèle économique à cette start-up Marci Simoncini et ses équipes réussissent l’impossible : hisser iFrance dans le top 10 des sites français.

Après de multiples péripéties, le groupe Vivendi s’en empare pour 182 millions d’euros. Ce sera paradoxalement le début d’une descente aux enfers provoquée par la chute de Vivendi. Le jeune entrepreneur a été payé en «bon argent» mais aussi en actions Vivendi.

Il emprunte alors de «l’argent gagé sur ces titres». L’action Vivendi «valait 110 euros au moment de la vente en mars 2000». Elle tombe à huit euros à l’été 2003. Marc Simoncini se retrouve «ruiné et endetté pour plusieurs générations».

Ayant réussi à éviter le pire avec le fisc, l’entrepreneur qui roule en scooter, est décidé à rebondir. Il fonde le site de rencontres Meetic après avoir constaté que plusieurs de ses amis hommes, célibataires ou en instance de séparation, cherchent à rencontrer des jeunes femmes. Ce sera de nouveau le succès. Il vend sa nouvelle entreprise qui emploie 500 salariés au géant américain Match.com en août 2011.

Marc Simoncini entame une nouvelle vie avec les 55 millions d’euros que lui rapporte la vente de sa participation dans Meetic. Il réinvestit son argent dans le fonds Jaïna Capital qui prend des participations dans de très jeunes entreprises. Il lance alors le site de vente de lentilles sur Internet Sensee. Il est, par exemple, l’un des co-investisseurs du groupe d'informations pour jeunes Melty, créé par Alexandre Malsch. Il crée l’Ecole européenne des métiers de l’Internet avec Jacques-Antoine Granjon, le fondateur de Vente-privée.com, et Xavier Niel, le fondateur de Free.

Mais son action n’est pas seulement financière. Il milite pour l’entrepreneuriat. Il souhaite encourager les jeunes Français et les autres à créer leur société en leur expliquant que l’aventure entrepreneuriale est possible.

L’entrepreneur à succès attaché à son pays mène également campagne contre la politique fiscale du président de la République, François Hollande, et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault qui alourdie la fiscalité des patrons, et des entrepreneurs.

« Ma situation est devenue ubuesque depuis que Meetic a été vendu à l'américain Match.com cet été ; expliquait-il déjà au magazine Challenges en novembre 2011. Meetic était mon outil de travail et mes 23% étaient donc exonérés d'ISF. Mais maintenant que j'ai quitté l'entreprise et vendu 14% de son capital, le produit de la vente devient taxable à l'ISF, d'où une facture d'environ 750 000 euros (pour 150 millions de patrimoine). Exactement la somme avec laquelle j'ai fondé Meetic ! Qu'importe au fisc que, au lieu de flamber, j'aie choisi de réinvestir l'argent de la vente dans un fonds pour financer des start-up. Jaïna n'est pas considéré comme un outil de travail ! Tous les matins, dès que je me lève, je dois donc acquitter 2 000 euros à l'Etat pour pouvoir travailler. Pour payer, il faudra que je vende chaque année une société sur laquelle j'ai misé personnellement, alors que je suis là justement pour l'aider à se développer. C'est totalement idiot et tout à fait décourageant ».

Décidé à faire entendre sa voix, il a multiplié les prises de paroles. «Tout cet argent, je ne l'investis pas seulement dans des start-up du Web. Je viens par exemple d'investir 1,5 million d’euros dans Aztec, une société savoyarde spécialisée dans la fabrication de dameuses à neige qui a levé 4 millions d’euros. Je regarde également le dossier d'une société d'électronique grand public. Ces investissements «minoritaires» ne sont, hélas, pas déductibles de mon ISF», a raconté Marc Simoncini.

Il fait part de ses craintes sur Twitter. «Une modification fiscale par jour» écrit-il en assurant qu’« on considère le chef d'entreprise comme l'homme à abattre ou une vache à traire, mais peu voient en lui le cheval qui tire le char ».

Malgré les mesures qui se préparent, Marc Simoncini est toujours décidé à investir et à vivre en France. Mais si le fisc l’y oblige, il pourrait très bien continuer à investir en France et vivre à l’étranger.
 






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