AccueilEntrepriseMairie de Paris : vers la pérennisation de 300 contrats aidés ?

Mairie de Paris : vers la pérennisation de 300 contrats aidés ?

Les syndicats de la Ville de Paris ont lancé une pétition pour demander "le maintien dans l'emploi ou la réintégration de 300 personnes" en contrat aidé "qui ont dépassé les délais légaux de durée des contrats".

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"La ville emploie parmi ses agents près de 1 680 agents en contrats aidés (...) Le contrat de 300 de ces salariés en CDD a dépassé, parfois depuis près de 10 ans, la durée légale prévue par la loi. De ce fait ils devraient bénéficier d'un CDI comme viennent de l'obtenir une dizaine d'entre eux aux prud'hommes", dit le texte de la pétition, que les syndicats ont diffusée sur le parvis de l'Hôtel de Ville alors que s'ouvraient les travaux du Conseil de Paris.

Parmi ces 300 personnes se trouvent des employés dont le contrat est en cours, et d'autres dont le contrat a pris fin depuis début juin, et dont les syndicats demandent la réintégration. La pétition a été signée par de nombreux élus du Front de gauche et des Verts, dont le président du groupe communiste et des élus du Parti de Gauche Ian Brossat, et les co-présidents du groupe Europe-Ecologie-Les-Verts Danièle Fournier et Sylvain Garel. Les syndicats ont aussi reçu le soutien de personnalités culturelles dont le réalisateur Laurent Cantet.

La CGT avait fait savoir la semaine dernière que la Ville de Paris avait été condamnée à 11 reprises à embaucher en contrat indéterminé (CDI) des personnels employés abusivement en contrat aidé, ou à leur verser des indemnités de licenciement.

La durée maximale des contrats aidés est de 24 mois, sauf pour les plus de 50 ans récipiendaires d'une allocation et les handicapés, pour qui elle peut monter à 60 mois. Ces contrats bénéficient d'une importante subvention de l'Etat. "Cette histoire des contrats aidés est grave: on a maintenu plusieurs centaines de personnes dans des situations extrêmement précaires, et la Ville l'a fait aux frais de l'Etat, quasi exclusivement", a dénoncé devant le Conseil de Paris le chef de file de l'opposition UMP Jean-François Legaret.

La mairie de Paris, qui respecte désormais les limites légales des contrats, a reconnu des entorses au droit, mais a mis en avant l'aide qu'elle apportait ainsi à de nombreux seniors et personnes en situation de handicap. "Ce dispositif est bel et bien employé au bénéfice des Parisiens les plus fragiles. 46 % des titulaires des contrats aidés à la ville était allocataires du RSA avant leur arrivée", a expliqué devant le Conseil de Paris la maire adjointe Maïté Errecart, en charge des ressources humaines. "Aucun contrat aidé n'a été embauché ou ne sera embauché pour remplacer un agent de la Ville dont le poste a été supprimé", a-t-elle ajouté. Il reste actuellement selon elle "82 contrats au-delà des limites légales". Des négociations sont engagées avec les syndicats pour la pérennisation de 59 agents, a-t-elle dit.

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