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Locations touristiques : 22 villes, dont Paris, appellent l'UE à réagir

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Locations touristiques :  22 villes, dont Paris, appellent l'UE à réagir
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Vingt-deux villes européennes appellent la Commission et le Parlement de l'UE à adopter une « meilleure législation » sur les plateformes de location de meublés touristiques, dont la croissance réduit selon elles, dans certains quartiers, l'offre de logements abordables et la diversité sociale.

Amsterdam, Athènes, Barcelone, Berlin, Bologne, Bordeaux, Bruxelles, Cologne, Cracovie, Florence, Francfort, Helsinki, Londres, Milan, Munich, Paris, Porto, Prague, Utrecht, Valence, Varsovie et Vienne, sont signataires de ce texte commun, reçu par l'AFP. Ces villes s'alarment d'une croissance des meublés touristiques proposés sur les plateformes comme Airbnb ou Abritel Homeaway qui « crée une pression grandissante sur les prix de l'immobilier, avec un impact direct sur l'offre de logements abordables et la diversité sociale des quartiers concernés ».

« Nous sommes inquiets pour la qualité de vie dans nos quartiers, tant la présence des meublés touristiques est devenue synonyme de nuisances dans l'espace public », poursuivent ces 22 villes. Dans ce contexte, elles saluent
« le souhait exprimé par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen, de moderniser les règles qui s'appliquent aux plateformes, aux services et aux produits digitaux en matière de responsabilité et de sécurité ». Car la directive commerce électronique de 2000 relative aux services de la société de l'information « a été adoptée bien avant le développement des plateformes en ligne », font valoir les 22 villes. Elles appellent de leurs vœux « un nouveau cadre législatif européen pour le marché unique numérique » et que soit garanti le « respect des lois dans tous les pays de l'Union européenne », et non dans les seuls États membres où les plateformes ont leur siège. Si ces villes européennes se disent prêtes à accueillir « avec plaisir les nombreux touristes qui souhaitent leur rendre visite dans les décennies à venir », elles doivent « prioritairement garantir la qualité de vie » de leurs quartiers et l'accueil des « citoyens qui souhaitent vivre et travailler », concluent-elles. En décembre, huit villes européennes – Paris, Bordeaux, Amsterdam, Vienne, Bruxelles, Berlin, Munich et Barcelone – avaient déjà appelé l'UE à réviser en « urgence » la réglementation sur les locations de courte durée, après une décision de la justice européenne favorable à Airbnb.




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