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Les Start-up Françaises veulent séduire les investisseurs étrangers

Sur le modèle du "speed-dating", vingt start-ups françaises prometteuses du secteur numérique doivent en 48 heures convaincre de leurs atouts des fonds d'investissements étrangers spécialement réunis à Paris, quelques semaines après la retentissante affaire Dailymotion.

Entreprise Publié le ,

Huit minutes précises de "pitch" à la tribune pour se présenter et faire impression, suivies pour les plus chanceux de "one-to-one" (réunion en tête-à-tête) avec des investisseurs : la pression est palpable chez les jeunes "start-uppers" qui misent beaucoup sur l'événement iX Paris.

Après une vingtaine de sessions de ce type aux Etats-Unis, en Israël ou en Turquie, c'est la première fois que le réseau Bootcamp Ventures organise l'événement à Paris, à la demande de la Région Île-de-France.

"Nous avons reçu une centaine de dossiers, et vingt start-ups ont été retenues en fonction de leur potentiel et surtout de leurs objectifs", a résumé Ed Franck, co-fondateur Bootcamp Ventures dont l'objectif est de matcher entreprises et investisseurs.

"C'est un peu comme du speed-dating", ces rencontres amoureuses express, "sauf que ça dure deux jours", a-t-il précisé.
"Cet exercice est évidemment très intéressant, aujourd'hui nous avons eu trois rendez-vous avec des investisseurs. Apparemment, on plaît ! Notre entreprise marche bien, ce serait dommage de ne pas accélérer et donc d'avoir des investisseurs pour nous développer à l'international", a indiqué Julien Carlier, fondateur de la société Social Dynamite, spécialisée dans la stratégie digitale, une des vingt start-ups sélectionnées.

"On écoute les interventions, on prend des cartes de visite, on discute, mais cela reste assez informel, de la prise de contacts. Un processus de levée de fonds prend de toute façon beaucoup de temps", souligne Raffi Kamber, responsable des investissements pour le fonds Alven Capital.

Pendant que les contacts se nouent dans les couloirs, dans les tables-rondes on débat beaucoup de l'attractivité des entreprises françaises, qui souffrent selon certains intervenants de "stéréotypes à la dent dure" et pâtissent de règles fiscales "fluctuantes".

"Il y a cette instabilité du contexte fiscal. Certains investisseurs américains peuvent être frileux quand, au problème de la distance géographique, s'ajoute le fait qu'ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés fiscalement. Cela peut freiner", a estimé Raffi Kamber.

Pour lui, "la liberté d'entreprendre, d'essayer et d'échouer, n'est pas encore ce que l'on trouve à Paris. Et à Paris, mais aussi à Berlin ou Londres, les start-ups se posent la même question : rester au pays ou tenter l'aventure américaine?".

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