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Les PME maltraitées

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Nommé voici deux ans médiateur des relations interentreprises, Jean-Claude Volot vient de dresser un premier bilan. Plus de 500 entreprises ou groupements d'entreprises ont fait appel à lui pour régler des litiges avec des entreprises clientes, et une solution a pu être trouvée dans 80 % des cas. Mais M. Volot relativise cette proportion flatteuse, estimant que pour une PME qui ose se plaindre, 700 se taisent par peur des représailles. Il observe que, depuis deux ans, certains grands groupes ont fait des efforts pour mieux traiter leurs fournisseurs (comme Airbus ou Système U), et ne font plus l'objet de plaintes. La médiation interentreprises a mis sur pied une charte de «dix engagements pour des achats responsables», qui a été signée par près de 250 groupes, comme France Télécom, Lafarge ou Pernod Ricard. Mais de nombreuses sociétés font la sourde oreille à ses recommandations. Selon un classement établi avec le magazine économique Challenges, un tiers des 120 grandes entreprises interrogées n'obtiennent pas la moyenne en ce qui concerne la façon de traiter leurs fournisseurs. La Poste, la Sncf et Bongrain figurent en tête du classement, tandis que Nexans, Vivendi et Dassault Systèmes récoltent les plus mauvaises notes. Les critiques des PME sont multiples : abus de position dominante, entente sur les prix, violation de la propriété intellectuelle, etc. Le premier motif de plainte est le non respect des délais de paiement. Pourtant, la loi de modernisation de l'économie impose depuis 2009 à toute société de payer ses fournisseurs en deux mois maximum. Selon l'Observatoire des délais de paiement, un tiers des entreprises règlent actuellement leurs factures ou sont elles-mêmes réglées au-delà de 60 jours. Certaines imposent des délais de plus de 120 jours, par le biais de divers procédés : factures opportunément perdues, comptabilité injoignable, recouvrement délocalisé à l'étranger, etc. Ces retards de paiement font supporter une lourde charge aux entreprises qui en sont victimes : selon M. Volot, dix jours de retard représentent 80 à 100 milliards d'euros immobilisés pour les PME. Peut-être faudrait-il que la législation sanctionne fermement ces manquements qui pénalisent nos PME et freinent donc la croissance.






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