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Les petits actionnaires sont très courtisés par les sociétés

"On n'a peut-être pas le capital de Liliane Bettencourt mais on contribue à la santé des entreprises françaises" ont indiqué des visiteurs au salon Actionaria. Les petits actionnaires sont aujourd'hui courtisés par les sociétés, à la recherche d'un capital stable en temps de crise.
Les petits actionnaires sont très courtisés par les sociétés

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En France, le nombre de petits actionnaires individuels est en chute libre. Les crises successives ayant découragé une bonne partie d'entre eux, ils ne sont plus qu'à peine un million aujourd'hui à gérer leur portefeuille et à connaître véritablement la Bourse, selon plusieurs études.

Il faut les rassurer "car ils sont souvent découragés face à un environnement économique et fiscal qu'ils jugent complexes", a indiqué le directeur du service actionnaire d'Air Liquide, Laurent Dublanchet.

D'autant qu'ils restent une source de financement enviable pour les entreprises car ils permettent de stabiliser leur capital, a-t-il précisé.

Ces petits porteurs, indépendants ou salariés, aurait même un "rôle à jouer" dans la croissance économique, selon un Livre blanc publié quelques jours avant la tenue du salon au Palais des Congrès où plus de 30 000 personnes étaient attendues.

Pour les auteurs de ce document rédigé par des spécialistes et acteurs du marché français, l'actionnariat individuel et salarié doit être stimulé de toute urgence pour améliorer le financement des entreprises qui ont déserté la Bourse pour opter pour l'endettement et l'auto-financement.

Parmi les nombreuses propositions, figure la création d'un PEI, un plan d'épargne investissement, qui serait accessible à partir de l'âge de 16 ans avec un plafond à 200 000 euros et une durée minimale de détention de 12 ans. L'actionnariat salarié concerne à lui seul 8,8 millions d'individus en France, plaçant l'hexagone dans les pays de tête avec la Grande-Bretagne et l'Irlande.

"L'actionnariat salarié est fidèle", a jugé le président de l'Institut français des administrateurs (IFA), Daniel Lebègue. "Il peut améliorer sur la durée la performance économique de nos grandes entreprises".

Selon lui, ces actionnaires "responsables et engagés sont un atout pour la gouvernance des entreprises françaises", car ils aident "le conseil d'administration à prendre les bonnes décisions".

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