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Solidarité Les « pensions de famille » aident 3 646 personnes dans la région

Dans le cadre de la semaine des pensions de famille, le préfet de région, Marc Guillaume, et Carine Petit, maire du 14e arrondissement, ont visité la pension de famille de la rue Poirier de Narçay.
Les « pensions de famille » aident 3 646 personnes dans la région
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Vingt-cinq personnes sont hébergées au sein de cette pension de famille du 14e arrondissement de Paris. Ce dispositif d’accueil, sans limitation de durée, permet aux personnes en situation de grande précarité de vivre décemment et de pouvoir envisager l’avenir plus sereinement. Des équipes sont présentes quotidiennement pour accompagner les personnes isolées dans leurs démarches.

Les pensions de famille comportent en moyenne 24 logements privatifs accueillant chacun une personne, parfois un couple, ouverts sur l’extérieur intégrés dans un quartier. Carine Petit, maire du 14e arrondissement, juge cette proximité avec les autres citoyens importante : « J’ai récemment discuté avec des riverains, qui étaient heureux de voir que des personnes qu’ils connaissaient, qu’ils voyaient auparavant dans la rue, avaient retrouvé un logement dans le même quartier », a-t-elle expliqué.

L’Île-de-France compte actuellement 149 pensions de famille, situées pour une grande partie au cœur de l’agglomération. Au total, 3 646 personnes y sont logées, dont 620 en résidences d’accueil. Ces dispositifs sont de plus en plus nombreux dans la Région. En effet, depuis 2017, 932 nouvelles places ont été ouvertes et plus de 750 places supplémentaires ont été validées par les services de l’État. Elles ouvriront dans les mois et années à venir. La situation est assez hétérogène d’un département à un autre : Paris concentre près de la moitié de l’offre (43%) et la petite couronne 29 %, les pensions de famille étant davantage développées en zone « dense ».

Poirier de Narçay : une pension de 35 chambres

La pension de famille Poirier de Narçay est gérée par Emmaüs Solidarité et comprend 35 chambres. Dans un contexte de vieillissement du bâti, devenu inadapté à l’évolution du public et en lien avec l’implication d’Emmaüs Solidarité dans l’axe « logement d’abord », une réflexion avec le bailleur a été entreprise en 2015 afin de transformer le site en une pension de famille, permettant, dans le cadre de la construction de parcours résidentiels personnalisés, d’offrir un accompagnement en phase avec les besoins du public. Ce projet d’envergure, assorti d’un important travail de réorientation des personnes hébergées dans l’hôtel social, de la conception avec le bailleur d’un nouveau site, a permis l’ouverture en juillet 2019 de la pension de famille de l’Association Emmaüs Solidarité.

En plus des 35 chambres individuelles, le bâtiment est doté de deux bureaux au rez-de-chaussée pour les salariés, équipés chacun d’un téléphone fixe, d’un ordinateur, d’une armoire pour les rangements de dossiers et d’une imprimante pour la structure ; d’une salle polyvalente équipée (1 réfrigérateur + 1 plaque électrique + 1 grande télévision + 1 longue table avec 10 chaises + 1 table basse avec 2 fauteuils + 1 bibliothèque) et d’un sous-sol avec 5 locaux (1 local chaufferie, 1 local pour la bagagerie, 1 local buanderie, 1 local électrique, 1 local pour le stockage du matériel et des produits d’entretien). On y trouve aussi une cour avec un salon extérieur ainsi que d’un local poubelle dans la cour  et 2 w.c au RDC (1 réservé aux visiteurs et l’autre à l’équipe).

« Sans les associations, je ne serai plus sur cette terre »

Récemment, les résidents et les équipes de la pension de famille du 14e arrondissement ont reçu la visite de Marc Guillaume, préfet de région, de Magali Charbonneau, directrice de cabinet du préfet de la région d’Île-de-France et de Carine Petit. Cette rencontre était l’occasion de faire le point sur ces dispositifs qui se multiplient en Ile-de-France.

La matinée a débuté par une visite de l’établissement, et notamment de celle de deux logements de résidents de la pension de famille. Puis, un long échange a eu lieu durant lequel trois résidents ont raconté leur histoire et leur parcours et où élus et associatifs ont discuté des dispositifs en place pour lutter contre l’isolement et la précarité.

Trois des 25 résidents ont échangé avec le préfet. Tous étaient extrêmement reconnaissants envers les associations qui les ont aidés et leur ont permis de vivre dans la pension de famille. L’un d’entre eux a longuement évoqué son parcours : « Je ne voulais plus de ma vie, ce sont les associations qui m’ont aidé et qui m’ont redonné l’espoir. Sans elles, je ne serai plus sur cette terre. Désormais, je veux retrouver un emploi, une activité » a-t-il expliqué au préfet.

Un retour à l’autonomie

L’autre aspect intéressant des pensions de famille est qu’elles permettent une réinsertion sociale, mais également de retrouver une certaine autonomie, après une période passée, à se rendre de centres en centres ou en dormant dans la rue. Les résidents disposent de leur propre logement, ils doivent le gérer seuls, se faire la cuisine, gérer leur réfrigérateur etc. Il s’agit également de retrouver une stabilité avant une activité professionnelle.

Le fait que l’hébergement soit sans limite de durée permet aux résidents de se projeter dans l’avenir. L’un des trois résidents à d’ailleurs récemment retrouvé un emploi. En moyenne, les résidents restent 45 mois au sein des pensions de famille. Depuis sa création en 2019, la pension de famille du 14e arrondissement a enregistré trois sorties de résident.

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