AccueilEntrepriseLes grandes entreprises cotées économisent en attendant des jours meilleurs

Les grandes entreprises cotées économisent en attendant des jours meilleurs

Face à une conjoncture incertaine, les grandes entreprises françaises cotées ont préféré en 2012 se constituer un trésor de guerre et moins récompenser leurs actionnaires, tout en préservant la masse salariale, selon une étude publiée par Havas Worldwide Paris.

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Pour cette deuxième étude annuelle du genre, l'agence de communication a passé en revue l'ensemble des entreprises du SBF 120 et non plus celles du seul CAC 40 comme c'était le cas lors de l'édition de l'an dernier.

"La crise n'est plus considérée comme une parenthèse. C'est un état appelé à durer aux yeux des grands groupes ", a souligné Stéphane Fouks, président exécutif de Havas Worldwide. "On voit la priorité des entreprises se modifier", selon lui.

Le maître-mot semble être l'attentisme, alors que la crise financière est encore dans les esprits et que 2013 s'annonce incertaine malgré les quelques signaux de reprise de l'économie mondiale.

Preuve de cette prudence, les entreprises ont souhaité mettre de l'argent de côté en 2012, à hauteur de 20% de leur trésorerie en moyenne.

Le contraste est fort avec 2011 où la quasi-totalité de la richesse créée par le SBF 120 était employée, les liquidités disponibles n'atteignant que 3%.

Mieux, plus une entreprise est rentable, plus elle a tendance à se constituer un matelas de liquidités. C'est le cas notamment pour les groupes industriels et ceux du CAC 40.

Au total, les entreprises françaises semblent plus conservatrices sur ce point que leurs homologues allemandes et surtout britanniques, a démontré l'étude.

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