AccueilEntrepriseLes Français et le financement des entreprises

Les Français et le financement des entreprises

La crise financière a rappelé le rôle majeur des comportements d'épargne et de placement des ménages dans l'équilibre de notre économie et plus particulièrement dans le financement des entreprises. En commandant une enquête sur « l'attitude des Français et des investisseurs actifs face au financement des entreprises », Actionaria a souhaité évaluer et comprendre la situation.
Les Français et le financement des entreprises
Sondage OpinionWay pour Infopro-Actionaria 2014

Entreprise Publié le ,

Actionaria ne se revendique plus seulement comme le salon de la bourse et des produits financiers mais comme le salon pour investir en entreprise. A quelques semaines du salon qui se tiendra les 21 et 22 novembre, au Palais des Congrès à Paris, Actionaria publie les résultats de son enquête réalisée par l'institut OpinionWay.

Ce qui ressort de cette enquête à première vu est que, contrairement aux investisseurs actifs, les Français sont particulièrement ouverts à l’investissement en entreprise à condition que cet investissement les impacte directement. Les investisseurs actifs, quant à eux, restent pour la plupart très attachés à l’investissement dans les grandes entreprises, dont les entreprises du CAC 40, et dans les entreprises non cotées. Pour les deux populations interrogées, la rentabilité apparaît comme le principal critère de décision en matière d’investissement (pour 58 % des investisseurs et 35 % des Français).

  • 39 % des Français et 37 % des investisseurs se disent enclins à investir dans une entreprise qu’ils seraient amenés à créer. 32 % des Français et 49 % des investisseurs actifs dans leur propre entreprise.
  • En revanche, 89 % des investisseurs actifs sondés auraient comme priorité l’investissement dans une entreprise du CAC 40 contre 27 % pour les Français (70 % dans une entreprise non cotée en bourse contre 24 %).


Sondage OpinionWay pour Infopro-Actionaria 2014

Pourquoi les Français ne passent-ils pas à l'action ?

Tout d’abord, un véritable vent de pessimisme souffle sur l'avenir de l'économie française (63 % de pessimisme pour l'avenir des PME et 77 % pour l'avenir de l'économie française en général). Par ailleurs, l’étude fait ressortir une certaine méconnaissance des Français quant aux différents véhicules d'investissement. Entre 20 et 30 % des individus ne peuvent pas se prononcer car ont une distance avec ses outils. En vérité, le produit action souffre d'une image très dégradée. Il s'agit de l'investissement le plus risqué et le moins rentable pour les Français. La peur de perdre son argent est le frein le plus important à l'investissement en action.

De fait, pour le grand public, l’investissement en action sur les marchés financiers rime avec spéculation, risque et méfiance (note de confiance très faible de 5,3). Les individus ont le sentiment de ne pas être écoutés et pris en considération par les grandes entreprises et la relation pyramidale n'est plus acceptée par les investisseurs.
Ce n'est pas un hasard si le crowdfunding (financement participatif) décolle. Cela s'inscrit dans le mouvement de moralisation des actes d'investissement. Nos concitoyens ont désormais tendance à se tourner vers des modes d’investissement plus pragmatiques qui permettent de donner du sens à leur investissement. Actionaria l’a compris et a créer pour son prochain salon un parcours « investir autrement » sur le crowdfunding et les business angels.

Suivant le même raisonnement, les Français sont davantage prêts à investir dans une entreprise qu'ils pourraient créer (39 %) ou dans laquelle ils travaillent (32 %), que dans une grande entreprise étrangère (16 %) car la proximité offre la visibilité, la maîtrise et l’utilité sociale de son investissement.
Il convient de s’interroger aussi sur la possibilité que l’instabilité du cadre juridique et la pression fiscale soient un frein supplémentaire à l’investissement des Français.


Sondage OpinionWay pour Infopro-Actionaria 2014

Pourquoi investir dans les entreprises ?

  • La rentabilité apparaît comme le principal critère de décision en matière d’investissement dans une entreprise pour les deux populations interrogées, (pour 58 % des IDA et 35 % du grand public).
  • Les 2e et 3e critères cités par les Français sont le placement « sûr » et le soutien à l’économie française (au niveau local et national).
  • Quant aux investisseurs actifs, ils mettent en 2e position la diversification de l’épargne (35 % des sondés) et la souplesse de l’investissement (28 %).

Grâce à cette enquête, Actionaria a pu constater qu’il existe un besoin d’information et d’accompagnement. Le paradoxe est que les investisseurs potentiels font aussi état d’une volonté d'autonomie. Des tutoriels vont certainement se développer dans le domaine pour aider les investisseurs potentiels à bien placer leur argent. Surtout, l’étude a démontré qu’il est nécessaire d’adapter son discours aux différents groupes (IDA et grand public) car les raisons d’investissements sont variables malgré tout.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 21 janvier 2022

Journal du21 janvier 2022

Journal du 14 janvier 2022

Journal du14 janvier 2022

Journal du 07 janvier 2022

Journal du07 janvier 2022

Journal du 31 décembre 2021

Journal du31 décembre 2021

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?