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Congrès du syndicat Experts-comptables et commissaires aux comptes de France Les experts-comptables prêts à relever de nouveaux défis

Le 37e Congrès du syndicat Experts-comptables et Commissaires aux comptes de France (ECF), qui s’est tenu à Marseille fin septembre, a mis en avant le rôle central des hommes du chiffre pendant la crise de la Covid.
Les experts-comptables prêts à relever de nouveaux défis
© Robert Poulain - Jean-Luc Flabeau, président national du syndicat ECF, a lancé les débats lors de la séance d’ouverture du congrès.

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Quatre mots clés ont rythmé le 37e Congrès national des experts-comptables et commissaires aux comptes de France (ECF) qui s’est déroulé à Marseille les 20 et 21 septembre derniers : numérique, humain, éthique et confiance. « Des thèmes fédérateurs pour ce congrès de la retrouvaille. Quel bonheur de retrouver une famille unie, aimante dans cette belle ville accueillante et après un si long moment sans se voir », a lancé Jean-Luc Flabeau, président national du syndicat, lors de la séance d’ouverture de l’événement.

L’occasion également de fêter ensemble la victoire aux élections nationales de la profession de la liste menée par ECF et l’élection fin 2020 du Marseillais Lionel Canesi à la tête du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables (CSOEC).

Adaptabilité

Après des mois de pandémie, de stress et de travail dans l’urgence au service des clients et des cabinets, l’heure est aux bonnes nouvelles et à l’autosatisfaction pour la profession. Pour Lionel Canesi, pas de doute, « on est sur la bonne pente de sortie de crise, la situation s’améliore et l’économie aussi ». Il retient trois enseignements de ces longs mois difficiles.

Tout d'abord, la profession est désormais mieux reconnue. « Si l’économie s’est arrêtée un jour de mars 2020, nous avons agi de suite pour sauver le plus d’entreprises, le plus d’emplois possible. Nous nous sommes placés au cœur de l’économie, aux côtés des chefs d’entreprise », se souvient Lionel Canesi. Et la profession entend poursuivre ces actions : « nous avons participé au plan de soutien et maintenant, nous allons être acteurs du plan de relance car nous avons su mettre en lumière les valeurs de la profession, telles que l’éthique et la confiance ». 

Autre point fort à retenir suite au long mois de crise sanitaire : la profession a su s’adapter. « Le 16 mars 2020, nous avions des craintes pour nos clients et nos équipes. Mais nous nous sommes mis en ordre de marche et nous avons réussi à évoluer », résume Lionel Canesi. Enfin, la profession a profité de la covid pour se digitaliser davantage. « Nous avions un plan de développement qui était en cours, mais il a été accéléré et testé en grandeur nature. Et si un autre problème de ce type intervient dans les années à venir, nous sommes désormais prêts à travailler à distance », explique le président du CSOEC.


Lionel Canesi, président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables, et Yannick Ollivier, président de la Compagnie nationale des commissaires aux comptes, étaient présents au Congrès ECF.

Légitimité

Le président du CSOEC a ensuite profité de la tribune qui lui a été accordée durant tout le congrès pour faire le bilan de ses dix premiers mois de mandat. « Nous avons été élus avec un programme qui ambitionnait de remettre l’expert-comptable au cœur de l’économie. Et force est de reconnaître que cette crise a montré la légitimité de notre profession et son utilité. » Dès le 17 décembre, la profession a ainsi formulé 50 propositions qu’elle a remises à l’ensemble des personnes concernées. A ce jour, « 12 mesures ont été adoptées par le Gouvernement (PGE*, coûts fixes, étalement des dettes…) ; 10 mesures sont en cours d’élaboration et huit mesures sont à l’étude », annonce non sans fierté Lionel Canesi. « Désormais, nous sommes écoutés, consultés et respectés. ».

Prudent, il est conscient que « ce travail est épuisant… Mais si nos clients vont bien, nous allons bien, alors ça mérite de se battre. » Il n’hésite pas à le dire, « il était temps de déconfiner le CSOEC. Nous devions faire entendre notre voix auprès des élus et des médias. Notre message est bon, nous devons communiquer. » Et de citer sur le sujet la création de la chaîne TV de la profession « où vous trouverez les meilleures réponses aux questions que vous vous posez ». 

Continuité

Pour continuer à aller de l’avant, le CSOEC annonce également le lancement d’un département data au sein de l’institution. Et le rachat très prochainement d’une start-up spécialisée dans les datas. Pour garantir l’indépendance juridique de la profession, le CSOEC est également revenu sur le lancement de Drakarys, qui entend investir dans des legaltech et des RH tech proposant de nouvelles solutions aux cabinets français. « Cette société d’investissement doit devenir celle de la profession. Je n’ai rien contre les éditeurs mais il est temps de rééquilibrer nos relations. ».

Il a également beaucoup été question des collaborateurs durant ces deux jours de congrès.  Avec à la fois des problèmes de recrutement et la nécessité de les former aux nouvelles missions de conseil. Les organisateurs du congrès ont ainsi invité des spécialistes du management positif, avec quelques recettes à la clé pour rendre les cabinets plus épanouissants et performants. Des conseils qui ont été entendus. Reste à savoir s’ils pourront être mis en pratique et, surtout, s’ils aboutiront aux résultats souhaités. 

 

 

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