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Les entreprises ont une perception encore insuffisante des enjeux de la RSE

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Les entreprises ont une perception encore insuffisante des enjeux de la RSE
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La première édition du baromètre national de perception de la RSE du Medef, qui révèle que les entreprises n'ont majoritairement pas connaissance des politiques menées en matière de RSE et de développement durable ni conscience des enjeux qu'elles représentent, vise à sensibiliser les collaborateurs sur ce sujet.

Dans la continuité de celui de perception de l'égalité des chances, le Medef a conçu cette année un nouveau baromètre national de perception de la responsabilité sociétale de l'entreprise (RSE). L'enquête a été menée par TNS Kantar pour le compte du syndicat patronal, auprès de 1 004 salariés du secteur privé. Elle a permis de rendre compte de la perception qu'ont les travailleurs de la RSE et de sa performance ainsi que de la nécessité de solliciter l'engagement des entreprises en faveur de ces enjeux.

Après avoir mis en avant l'importance de la fonction RSE, le baromètre révèle que la connaissance et la compréhension globale de cette notion dans les entreprises sont déficientes. Par ailleurs, l'accès à l'information sur les concepts et les actions autour de la RSE diffère entre les catégories socio-professionnelles, alors même qu'une fois portée à la connaissance des salariés, elle favorise leur implication dans l'entreprise.

Le développement durable encore mal appréhendé

Il ressort de l'enquête menée que 18 % des salariés ne savent pas sur quels sujets porte le développement durable en entreprise, dont 28 % chez les ouvriers et 8 % chez les cadres.

Pour les autres, cette notion regroupe, à 57 %, les engagements pris par l'entreprise en faveur de l'environnement, à 43 % les achats responsables et à seulement 29 % les sujets d'éthique.

Les réponses sont similaires quel que soit l'âge des répondants mais notons tout de même que 29 % des salariés ayant entre 16 et 24 ans identifient l'écoute et la prise en compte de l'avis des parties intéressées comme facteurs de développement durable.

Une différence plus notable se fait entre les catégories socioprofessionnelles : 37 % des cadres lient l'engagement sociétal au développement durable contre 14 % des ouvriers. Il en va de même s'agissant de l'éthique, avec un écart similaire entre les réponses.

Côté RSE, même combat

La compréhension de la RSE par les salariés est, elle aussi, partielle voire délaissée. Pour 49 % des répondants, elle n'est que d'importance secondaire. Elle est jugée prioritaire par 48 % des salariés dont l'entreprise est dotée d'un service ou d'une fonction RSE identifiés par ces derniers.

Pour ceux qui priorisent la RSE, certains sujets apparaissent plus importants que d'autres : la santé et la sécurité au travail ainsi que la qualité de vie au travail, respectivement à 69 % et 68 %.

Enfin, s'agissant de la perception des salariés de l'importance que leur dirigeant accorde à la RSE, le baromètre dévoile que celle-ci varie selon leur âge. Ainsi,
93 % des 16-24 ans pensent que ce sujet est prioritaire, ou du moins important, pour leur direction, contre 81 % des 25-34 ans, 73 % des 35-49 ans et 76 % des plus de 50 ans.

Analyse faite par secteurs, c'est dans la high-tech et les télécoms que les salariés sont les plus nombreux à penser que leur direction perçoit ce sujet comme prioritaire.

De manière plus globale, l'enquête dévoile que le sentiment de priorité accordé par les dirigeants à ce sujet dépend de la présence d'un service ou d'une fonction RSE dans l'entreprise des salariés répondants.

Enfin, elle met en évidence que les salariés souhaiteraient que la direction de leur entreprise accorde plus d'importance à ce sujet qu'elle ne le fait actuellement.

La présence d'un service RSE est un critère déterminant

Selon les résultats de l'enquête, la présence au sein de l'entreprise d'un service RSE est un facteur clé dans la connaissance des salariés des actions menées en la matière. En l'absence de fonction RSE dans l'entreprise, 15 % des salariés ont tout de même conscience des indicateurs de mesure que suit son employeur, contre 44 % en présence d'un service RSE.

L'âge des salariés est inversement proportionnel au pourcentage de ceux qui sont informés des mesures mises en œuvre. De même, cette perception est plus soutenue chez certaines catégories socioprofessionnelles : si 15 % des cadres ne l'ont pas, ils sont 52 % d'ouvriers dans le même cas.

Dans les entreprises présentant un tel service ou une telle fonction, les actions mises en œuvre sont jugées efficaces à 89 % (contre 68 % en leur absence) dont « plutôt efficaces » à 66 %.

L'évaluation de l'efficacité va de pair avec la perception des salariés du caractère innovant de leur entreprise. Ainsi, 56 % la déclarent comme plutôt innovante mais seuls 12 % comme très innovante. Les structures disposant d'un service RSE sont perçues comme tel à 87 % contre 53 % pour les autres, où seuls 6 % de leurs employés les considèrent comme très innovantes.

De plus, 83 % de ceux qui considèrent leur employeur comme innovant estiment que les actions RSE sont efficaces, contre 51 % s'agissant d'entreprises considérées comme peu ou pas innovantes. De manière plus globale, les salariés estiment majoritairement que leur entreprise est performante.

Le baromètre met également en avant l'implication des salariés dans les actions mises en œuvre par leur entreprise en matière de RSE. Ils sont entre la moitié et 2/3 à se sentir suffisamment associés à celles-ci. Par ailleurs, ils sont 76 % à répondre dans ce sens en présence d'un service RSE contre 39 % lorsqu'il n'existe pas.

C'est dans son aspect global que les salariés se sentent moins investis par rapport aux autres thématiques que recouvre la RSE. Ainsi, 65 % des salariés se sentent impliqués dans les actions RSE menées s'agissant de la santé et sécurité au travail, 61 % s'agissant de la qualité de vie au travail et 55 % pour ce qui est de l'environnement et de l'éthique. Ils ne sont que la moitié s'agissant de la RSE de manière globale.

l'importance du lien entreprise/salarié

Le lien qui unit l'entreprise à ses salariés est source de productivité et passe notamment par l'adhésion de ces derniers aux valeurs de leur employeur.

Tous les salariés n'ont pas connaissance de celles affichées par leur entreprise : seuls 45 % dont 64 % de cadres, 55 % de professions intermédiaires et 31 % d'ouvriers. Cette connaissance est plus présente dans les entreprises disposant d'un service RSE.

Les valeurs sont source de confiance pour les salariés : 51 % de ceux qui se considèrent comme confiants pour l'avenir dans leur entreprise en connaissent les valeurs. Par ailleurs, ce sont les 25-34 ans qui semblent être davantage en accord avec les valeurs de leur entreprise.

Ce lien s'illustre enfin dans la projection des salariés sur leur présence dans l'entreprise dans les années à venir : 67 % s'y voient toujours dans les trois prochaines années. Si 66 % ressentent du plaisir à travailler au sein de leur entreprise, ce chiffre atteint 82 % quand il existe un service ou une fonction RSE.




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