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Les entrepreneurs de Rhône-Alpes face à la crise

La situation économique se dégrade en Rhône-Alpes mais la deuxième région industrielle française continue d'attirer les investisseurs malgré la concurrence grandissante de l'Allemagne.

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Rhône-Alpes, la deuxième région industrielle de France qui compte de nombreuses PME, fait le gros dos face à la crise. « La confiance des chefs d’entreprise en Rhône Alpes est complètement annihilée », a assuré Loïk Viaouët, directeur général de l’organisation patronale Metallurgie rhodanienne. Les Tribunaux de commerce ont connu une activité soutenue en août.

Des sociétés de plus en plus grosses connaissent des difficultés. Les indicateurs qui montraient un ralentissement de l’économie régionale depuis le début de l’année, se sont dégradés depuis deux mois. Selon l’enquête de conjoncture trimestrielle réalisée par l’union des industries et métiers de la métallurgie Rhône-Alpes auprès de 573 entreprises, l’activité s’est détériorée en octobre. Le nombre d’entreprises en baisse d’activité augmente de manière significative. 62% des sociétés ne vont pas embaucher dans les mois à venir. Elles vont même réduire « fortement » les emplois intérimaires. 16% envisagent de recourir au chômage partiel.

Tous les secteurs sont touchés. « Je redoute que des commerçants jusque là bien établis, des bouchers, des charcutiers ou encore des marchands de vêtements ne ferment. Sur l’une des principales rues commerçante de Lyon, Deux d’entre eux ont déposé leur bilan au cours des derniers mois. », a observé Bernard Gaud, président du Medef Rhône-Alpes. Le BTP et la construction traversent une période noire.

« Des petites entreprises ont accepté de prendre en 2008 et 2009 des chantiers à n’importe quel prix pour se sauver. Elles travaillent à perte et en subissent les conséquences », a constaté Alexandre Moulin, commissaire régional au redressement productif. Même des secteurs porteurs comme l’Internet souffrent. « Un client a stoppé un projet déjà lancé. Un autre a repoussé en janvier la signature d’un contrat. Nous avons une visibilité de deux mois contre quatre à six mois auparavant. Certains des mes concurrences souffrent. Une agence va supprimer 7 à 9 emplois. Or l’internet ne licenciait plus depuis 2002, » a observé Laurent Constantin, directeur de l’agence numérique Acti Interactive Performance qui emploie 30 salariés.

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