AccueilDroitLes avocats du "pirate écolo" contestent les mandats d'arrêt internationaux

Les avocats du "pirate écolo" contestent les mandats d'arrêt internationaux

Les avocats du Canadien Paul Watson, surnommé le "pirate écolo", ont demandé à Interpol de ne pas prendre en compte, ni diffuser, les mandats d'arrêts internationaux dont le fondateur de l'organisation Sea Sheperd fait l'objet.

Droit Publié le ,

Ils souhaitent qu'Interpol refuse de relayer sa Notice rouge, bulletin visant à une arrestation en vue d'extradition, demandée par le Costa-Rica. Paul Watson "se cache en mer", selon le cabinet de son avocat français. Il se trouverait dans les eaux internationales. Recherché par le Costa-Rica, où il est accusé d'avoir mis en danger un équipage lors d'une opération contre la chasse aux requins en 2002, Paul Watson, 61 ans, fondateur de l'organisation Sea Sheperd, avait été arrêté à l'aéroport de Francfort le 13 mai. Il s'était enfui en dépit d'une assignation à résidence.
"Personne ne peut contester sérieusement que les procédures à l'origine des deux mandats d'arrêt diffusés par le Costa-Rica et le Japon sont extrêmement contestables, voire purement et simplement fabriqués", écrivent les avocats français et allemand de Paul Watson, Mes William Bourdon et Olivier Wallasch. "Personne ne peut douter non plus du caractère politique de la chasse à l'homme qu'a voulue ainsi organiser le Japon", qui reproche à leur client d'avoir "commis le sacrilège de dénoncer et de s'opposer à la chasse à la baleine, illégale et pourtant pratiquée en toute impunité par le Japon", ont-ils ajouté.
Les deux avocats ont annoncé avoir saisi la Commission de contrôle des fichiers d'Interpol jeudi, afin d'obtenir "un refus pur et simple de prendre en compte et a fortiori, de diffuser ces mandats d'arrêt en raison de leur finalité politique". Selon eux, Paul Watson est "persécuté judiciairement depuis des années par le Japon et le Costa-Rica, son sous-traitant".
Ils "en appellent aux pays européens et notamment la France pour accueillir Paul Watson", "symbole" selon eux "d'une nouvelle génération de réfugiés face à un pays qui défie la loi internationale et participe à l'extinction délibérée d'une espèce protégée". Dans une tribune rendue publique la semaine dernière, le Comité de soutien à Paul Watson a demandé à la France d'accueillir ce "premier réfugié politique écologiste".

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