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Les 6 membres de la FrenchLegalTech

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Les 6 membres de la FrenchLegalTech
© A.P. - Fondée en septembre 2017 par 3 ingénieurs Alexandre Grux, Alexis Agahi et Guillaume Bon, Hyperlex était invitée sur le stand du cabinet d'avocat August & Debouzy car elle est lauréate de son concours "start you up".

Les 6 membres de la FrenchLegalTech : Softlaw, Hyperlex, Gino LegalTech, Call a Lawyer, BlockchainyourIP et EasyQuorum, étaient présentes au salon Vivatech pour aller à la rencontre des férus de nouvelles technologies, mais surtout des professionnels du droit et des investisseurs.

SoftLaw : le text mining au service des juristes


Non loin de son stand, Sandrine Morard, fondatrice de Softlaw, en pleine discussion avec Denis Musson, ancien président du Cercle Montesquieu, directeur juridique d'Imérys. © A.P.

SoftLaw est la première société française à s'être lancée dans le développement d'un logiciel d'analyse et de traitement automatisés de contrats à destination des professions du droit. Ex-avocate spécialisée en droit des affaires, Sandrine Morard a quitté le barreau pour lancer sa legal start-up qui développe un logiciel de text mining juridique.

C'est aux côtés d'un proche développeur qu'elle s'intéresse au codage et à l'automatisation des tâches rébarbatives, qui sont légion en droit, notamment dans le grand cabinet international où elle traitait des “fusac”.

Après une formation au codage et à l'entrepreneuriat, elle monte SoftLaw fin 2015. Rapidement saluée par l'incubateur du barreau de Paris, elle réunit une équipe multidisciplinaire composée d'une dizaine de juristes et d'ingénieurs qui continuent d'améliorer leur solution grâce aux retours des clients.

« Notre gros avantage est la connaissance métier et la capacité de développer beaucoup en interne donc de fournir des solutions clé en main », confie l'entrepreneuse.

La legaltech était invitée sur le stand de La Poste, un grand partenaire dynamique qui soutien l'innovation française.

EasyQuorum : digitalisation de la tenue d'AG


Antoine Micaud présente son outil EasyQuorum à un client potentiel très emballé. © A.P.

Cette “unsexy legalteh” dixit son fondateur répond à des problématiques que personne n'aime faire.

« D'une manière générale, EasyQuorum simplifie tout ce qui concerne les assemblées générales et les conseils d'administration », résume Antoine Micaud.

Elle a quatre propositions de valeurs à destination des avocats et des directions juridiques, pour qui la préparation d'AG est une opération assez simple, mais qui s'avère très chronophage et répétitive. La première est que l'outil simplifie l'organisation.

Par exemple, c'est lui qui envoie les convocations par courriers recommandés ou e-mail à tous les actionnaires et professionnels présents aux assemblées. La deuxième, c'est qu'elle automatise la création des documents juridiques d'AG. La troisième est qu'elle fluidifie la relation entre l'actionnaire et la société en créant un espace d'interaction digitale pour les actionnaires. Enfin, l'outil offre la signature électronique de tous les documents.

« Les directions juridiques sont notre cœur de cible, là où ça a le plus mordu c'est dans les groupes ayant beaucoup de filiales », précise son fondateur.

Gino LegalTech : robotiser ses contrats


Cyril de Villeneuve, directeur général de Gino LegalTech, sur le stand de cette legaltech fondée par l'avocat Philippe Ginestié. © A.P.

Fondée par l'avocat Philippe Ginestié, Gino permet aux juristes de robotiser eux-mêmes leurs contrats et documents simplement, sans connaissance de programmation.

« La philosophie du système est de ne jamais refaire deux fois la même chose », explique Cyril de Villeneuve, directeur général.

Cette legaltech commercialise une plateforme en ligne avec un robot rédacteur d'actes qui questionne l'utilisateur et produit automatiquement le contrat correspondant, quels que soit la langue et le système de droit. Gino offre aux professionnels du droit un outil de capitalisation de leurs travaux contractuels. Grâce à la robotisation, le juriste va pouvoir créer un robot par type de contrat au lieu de gérer une multitude de modèles.

L'enjeu est considérable : gain de temps, délégation de la production des actes aux opérationnels en toute sécurité et valorisation des données contractuelles. Gino LeggalTech a commencé par démarcher les petits cabinets d'avocats de province et se développe aussi auprès de directions juridiques d'ETI ou de grandes entreprises, plus particulièrement dans les secteurs de l'industrie, de l'immobilier, de la banque-assurance et des services.

Hyperlex : le contract management du futur


Fondée en septembre 2017 par 3 ingénieurs Alexandre Grux, Alexis Agahi et Guillaume Bon, Hyperlex était invitée sur le stand du cabinet d'avocat August & Debouzy car elle est lauréate de son concours “start you up“. © A.P.

Les grandes entreprises sont facilement liées par plusieurs dizaines voire des centaines de milliers de contrats, or plus de 40 % des sociétés ne maîtrisent pas les éléments clés de leurs contrats, ce qui engendre d'énormes surcoûts voire des contentieux. Hyperlex permet aux professionnels de gagner du temps dans le suivi et la revue de leur contrat à l'aide d'une intelligence artificielle et de serveurs basés à Bruxelles.

« Ça permet par exemple aux opérationnels de retrouver très facilement et rapidement dans leurs contrats des clauses importantes, des notions diverses, des exclusivités, des changements de contrôle, etc. », explique son co-fondateur Alexandre Grux.

Comme Softlaw, sa concurrente, cette legaltech a « un ADN entreprise et réglementaire ». Hyperlex veut aussi résoudre l'équation de la prolifération des contraintes réglementaires (qui changent toutes les 10 minutes en moyenne dans le monde) et de l'obligation de conformité des entreprises (qui ne cesse de s'amplifier, RGPD, Sapin 2.). Bien analysés, les contrats peuvent ainsi « devenir des données d'intelligence business et de gouvernance ».

BlockchainyourIP : protéger ses innovations


L'avocat associé en propriété intellectuelle Vincent Fauchoux, cofondateur de BlockchainyourIP, vend son concept ingénieux à un visiteur du stand. © A.P.

BlockchainyourIP est spécialisée dans la protection des droits de propriété intellectuelle non enregistrés (droit d'auteur, savoir-faire, secrets d'affaires, etc.) grâce à la technologie blockchain-bitcoin.

« Ça facilite la sécurité des actifs incorporels des entreprises qui présentent d'énormes problèmes de preuve non résolus au niveau mondial », précise son cofondateur Vincent Fauchoux, avocat associé en propriété intellectuelle.

Ces actifs de PI ont une grande valeur pour les entreprises c'est pourquoi cette legaltech est « complémentaire et partenaire de l'INPI ». L'équipe composée d'avocats et d'ingénieurs a créé une solution permettant aux créateurs et aux entreprises de protéger efficacement leurs créations et leurs innovations pour un coût modique. BlockchainyourIP met à profit le protocole bitcoin afin de protéger de manière fluide les actifs immatériels de l'entreprise en générant des empreintes digitales horodatées à l'heure universelle pour chaque fichier.

« Notre ambition était de parvenir à résoudre ce problème de preuve des droits non enregistrés avec un outil extrêmement agile, simple, peu onéreux et complètement agnostique en termes de format digital permettant de protéger n'importe quel type de fichier en prouvant qu'il existe à une heure donnée », précise son co-fondateur.

Call A Lawyer : l'appli qui réconcilie justiciables et avocats


Le stand de Call A Lawyer fondée par l'avocat Mathieu Davy. © A.P.

Call A Lawyer est la première application mobile française de mise en relation immédiate avec un avocat spécialisé pour un premier entretien téléphonique (20 minutes pour 20 euros), à l'acte pour les particuliers et à l'abonnement pour les professionnels (de 14,90 à 69 euros par mois).

Créé par Mathieu Davy, avocat depuis une quinzaine d'années qui pilote un cabinet en propriété intellectuelle et nouvelles technologies, cette appli permet d'accéder à des centaines d'avocats experts depuis son smartphone. Pour cet avocat fondateur de l'association Avotech « une partie de la population se détourne de l'avocat pour des raisons de coûts, d'accessibilité, parce que d'autres professions investissent le champ. C'est aussi dû à l'apparition de plateformes et à la génération millénium qui ne consomme pas le juridique de manière classique ».

« Dans la base, une avocate a par exemple “transformé” 18 appels sur 20 en dossier. C'est une combinaison de plusieurs éléments. Je pense qu'elle est rassurante, pertinente, mais je pense aussi qu'elle a un sens du développement de la clientèle. C'est ce que l'on souhaite à tous nos avocats », commente Mathieu Davy.

Il n'est pas garanti que l'entretien de vingt minutes donne lieu à un dossier. C'est l'aléa commercial que les avocats présents sur la plateforme acceptent.




Anne MOREAUX
Journaliste

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