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Léger rebond du moral des patrons de TPE

La 59e édition du Baromètre des TPE, l'enquête de conjoncture trimestrielle réalisée par l'Ifop pour Fiducial auprès des petites entreprises met en relief « une légère amélioration du moral et de l'emploi même si ce dernier reste encore fragile ».
Léger rebond du moral des patrons de TPE

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Les patrons de TPE sont 51 % à être optimistes pour leur propre activité.Selon cette étude, « voilà trois ans que ce n’était plus arrivé ». Cet optimisme apparaît de façon plus marqué pour les six prochains mois d’activité : 62 % sont optimismes.71 % des chefs d’entreprise restent néanmoins pessimistes sur le climat général des affaires en France.

Création nette d’emplois positive

La 59eédition du Baromètre des TPE souligne qu’après sept trimestres consécutifs de destructions d’emplois, « la création nette d’emplois* redevient positive et s’établit à +0,5 point même si elle reste moindre à ce qui était annoncé par les patrons (+1) ». Les perspectives sont, elles aussi, encourageantes avec une prévision de +4 points pour le prochain trimestre. Les CDD et l’intérim sont largement majoritaires, « ils représentent 65 % des embauches ». Ils sont dus pour 72 % à un surcroit temporaire d’activité.
Comme le précise Jean-Marc Jaumouillé, directeur des techniques professionnelles de Fiducial : « Si le moral des patrons et la situation de l’emploi s‘améliorent, il faut rester prudent car en juillet 2012, comme en juillet 2015, un léger regain de confiance s’était aussi accompagné d’un redressement de leur situation financière et de la création nette d’emplois, avant que tous ces indicateurs ne replongent jusqu’à aujourd’hui. Prudence aussi, car d’autres indicateurs restent dans le rouge : la situation financière** (-13 points) reste négative, un tiers des patrons de TPE jugent leur situation financière toujours préoccupante et l’investissement ne profite nullement de l’optimisme renaissant avec seulement une TPE sur six ayant déposé un dossier de financement ».

Près d’un patron de TPE sur deux déclare « que leur entreprise pourrait augmenter son chiffre d’affaires et développer son activité avec ses effectifs actuels, simplement en augmentant leur temps de travail hebdomadaire ». Un tiers d’entre eux « estime pouvoir augmenter leur chiffre d’affaires de 10 % à effectif constant ». L’enquête précise que « 51 % des patrons souhaiteraient augmenter leurs effectifs en cas de réelles perspectives de croissance, ce qui équivaut, pour 26 % d’entre eux, à un carnet de commandes rempli à six mois et, pour 22 %, à une croissance des ventes de plus de 10 % ». L’embauche serait par ailleurs sensible à « une réduction significative des cotisations sociales patronales (95%), une diminution des obligations réglementaires (71 %) ou encore à un barème d’indemnités plafonné et indexé sur l’ancienneté en cas de licenciement (61%) ».
Les freins à l’embauche restent nombreux. En cas de réelles perspectives de croissance, « les patrons qui ne recruteraient pas le justifient à 74 % en raison du coût salarial engendré, à 72 % du fait de la lourdeur des procédures administratives et à 69 % à cause du poids de la réglementation du travail. »

Des patrons favorables aux réformes

La plupart des patrons de TPE ne connaissent pas les mesures annoncées par Manuel Vallsle 9 juin dernier pour favoriser l’emploi dans les TPE et PME. Présentées et prises isolément, « elles requièrent toutes plus de 76 % d’opinions favorables ». Les patrons acquiescent à :

  • 91 % le renforcement des contrôles et des sanctions contre les fraudes au détachement de salariés détachés ;
  • 88 % la formation de 40 000 demandeurs d’emplois sur les métiers non pourvus dans les TPE et PME ;
  • 82 % la possibilité de renouveler deux fois les CDD et contrats d’intérim ;
  • 77 % l’aide de 4 000 euros sur deux ans accordées aux primo-employeurs ;
  • 76 % le relèvement des obligations liées aux seuils de 9 à 10 salariés à 11.

L’impact des mesures est plus mitigé. 48 % des chefs d’entreprise déclarent qu’elles vont avoir des effets bénéfiques sur l’emploi en France et uniquement 16 % qu’elles vont les inciter personnellement à embaucher.

* création nette d’emplois : différence entre les créations et les suppressions de postes.
** indicateur de situation financière : % des TPE constatant une amélioration de leur situation financière par différence au % de celles enregistrant une dégradation.

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