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Le syndrome d'Aldous

La Garantie universelle des loyers (GUL) a été, sinon le feuilleton, tout au moins le fil rouge estival. De nombreux professionnels de l'immobilier (Galian, FNAIM, ERA, Chambre des Propriétaires…) sont en effet montés au créneau pour dénoncer haut et fort cette composante de la loi ALUR qui devrait réserver de désagréables surprises.

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Schématiquement, l’Etat propose de créer une manière de « sécurité sociale du logement » vouée à pallier les impayés des plus démunis et financée par une nouvelle taxe sur le montant des loyers, réglée à la fois par les bailleurs et les locataires. Pour ces experts, nul doute que les prévisions du ministère du Logement en matière de taux de sinistres et de financement sont très loin du compte. Leur parfaite connaissance du marché locatif leur donne un avantage certain sur l’approche essentiellement dogmatique de ce projet généreux. Pourtant, ni la ministre ni ses collaborateurs ne paraissent porter attention à leurs arguments on ne peut plus pragmatiques. La déresponsabilisation et la fragilisation d’une partie des locataires pourraient entraîner une dérive budgétaire atteignant annuellement, 700 000 euros pour les plus optimistes et plus d’un milliard pour les plus réalistes. Le meilleur des mondes est somme toute assez aisé à esquisser. Il est autrement plus complexe à pérenniser…

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