Fermer la publicité
Journal d'information juridique et d'annonces légales

Le Samu social de Paris confronté à un afflux d'appels

le - - Actualité - Région Île-de-France & Grand Paris

Le Samu social de Paris, qui gère le numéro d'appel d'urgence des sans-abris, le 115, fait face à un afflux d'appels, surtout de familles à la rue, notamment en raison de la crise, a expliqué le président du Samu social, Éric Molinié.

Alors que le plan hivernal d'hébergement des sans-abris, qui permet de mobiliser des places supplémentaires, ne débutera que le 1er novembre, M. Molinié explique que "depuis un mois, un mois et demi, on a un afflux très fort de familles à la rue". Au total, le 115 de Paris fait face "chaque jour à plus de 1 200 appels", dont 55 % proviennent de familles, a-t-il précisé. "On a un flux quotidien de 300 à 400 demandes non pourvues", déplore-t-il. "C'est un vrai problème, il y a des familles à la rue. Quand le froid va venir, on n'est pas à l'abri d'un drame", affirme-t-il.

"Les familles, c'est un phénomène nouveau depuis trois quatre ans. Aujourd'hui on traite tous les jours plus de familles que de personnes isolées", explique M. Molinié. "Ce qui change, c'est l'ampleur due à la crise. On a des familles expulsées ou des familles, souvent composées de travailleurs pauvres, qui était hébergées, et ne le sont plus", précise-t-il. "L'exemple typique, c'est la femme et ses deux enfants, hébergées chez une cousine, qui parce qu'elle se retrouve elle-même en difficulté financière, ne peut plus les accueillir.

Et la famille se retrouve à la rue", raconte-t-il. M. Molinié constate aussi l'arrivée de "de populations très diverses, parfois nouvelles, comme notamment des ressortissants européens qui viennent de pays touchés par la crise, comme l'Espagne, la Grèce". Ces populations européennes ne représentent actuellement "même pas 5 %, c'est encore "un signal faible, ce sera peut-être une tendance de demain", insiste-t-il.

A cela, il faut ajouter les évacuations de camps de Roms, "faites sans préparer la suite, sans penser à reloger ces personnes", qui au final se tournent vers le Samu social, et "les crises dans le monde", avec des populations en demande d'asile, comme "les Maliens, les Tchétchènes, etc."




Jean-Paul VIART
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Affiches Parisiennes Journal d'information juridique et d'annonces légales

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer