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Le président de la République, les maires, « Les deux murs porteurs de la République »

le - - Actualité - Région Île-de-France & Grand Paris

Le président de la République, les maires,  « Les deux murs porteurs de la République »
@ AP

Le 102e Congrès des maires a reçu la visite du président de la République Emmanuel Macron, une visite largement saluée par François Barouin, Président de l'Association des Maires de France élu à Troyes, qui se réjouit d'un dialogue renoué, notamment à l'occasion du grand débat. Extraits de discours.

François Baroin : « je vous souhaite de rester toujours à l'écoute des maires »

« Monsieur le président, (…) votre présence, comme garant des institutions de la Nation, et notre présence, certainement dans un des congrès les plus importants par son influence, offrent au visage de la République ses deux murs porteurs les plus essentiels. (…)

Je ne peux ouvrir ce 102e Congrès sans avoir une pensée profonde à l'égard de Jean-Mathieu Michel (ndlr, maire varois tragiquement disparu cet été alors qu'il intervenait contre des décharges sauvages). Nous avons tous été à la fois bouleversés par son engagement, par les conditions et les circonstances de son décès. (…)

Je veux saluer, Monsieur le Président de la République, devant vous, les membres de votre gouvernement qui vous accompagnent. Beaucoup sont, tout au long de l'année, je le dis aussi avec beaucoup de conviction et parfois beaucoup d'amitié, nos interlocuteurs du quotidien. Nous avons à peu près trouvé nos marques avec eux. Je dis « à peu près » parce qu'il y a encore quelques sujets que nous évoquerons très brièvement. La préparation de la loi mobilité a par exemple donné lieu à une concertation exemplaire. (…)

Vous avez eu raison d'organiser le grand débat et vous avez eu raison de vous appuyer sur les maires de France car vous savez qu'ils constituent pour tout Président de la République la garde nationale protectrice lorsque les enjeux sont d'importance. (…)

Au terme de ce mandat 2014-2020, on peut dire que les maires sont de nouveau au cœur de la République mais, je veux le dire, nous revenons de très loin. Nous revenons de très loin parce que si le mandat a été difficile par les circonstances, il l'a été aussi par ce que nous avons entendu. (…)

Sur les maires, le constat de Paul Valéry que la politique est l'art d'empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde allait devenir une prophétie et une réalité. (…)

Nous avons ressenti tout cela comme une injustice. Ce temps-là doit être définitivement derrière nous. Je sais votre engagement, je sais votre désapprobation personnelle et je sais les regrets que vous avez exprimés, vous me l'avez dit et j'en porte témoignage. La taxe d'habitation est un fruit qui ne passe pas très bien. Il a un goût amer et reste un peu en travers de la gorge. (…)

Autre élément, on nous dit qu'il va y avoir de la décentralisation et là, nous aimerions vous entendre, Monsieur le Président, très fortement et très puissamment. (...).

Nous vous faisons confiance mais nous avons de sérieuses interrogations sur un débat qui monte concernant les impôts de production. Dans cette autonomie fiscale et financière que nous perdons, nous devons faire plus, mieux et être à vos côtés pour répondre à toutes ces problématiques. (…)

Nos revendications n'ont jamais été et ne seront jamais celle du chœur des pleureuses, comme j'ai pu l'entendre ici ou là, mais l'expression de préoccupations de chaque commune. Du fond du cœur, je vous souhaite de rester toujours à l'écoute des maires, tel que vous l'avez envisagé au cours de ces derniers mois. »

Emmanuel Macron : « Je vous ai vus à l'œuvre, je vous ai vus faire et avancer »

« Merci pour votre accueil, vos propos, vos interpellations. Nous nous retrouvons mais, en fait, je ne crois pas que nous nous soyons vraiment quittés. Chaque fois que je me déplace dans l'Hexagone comme un Outre-Mer, c'est votre visage que je vois, chaque fois parmi les premiers, votre connaissance du terrain qui me nourrit, votre sens, précisément, du terrain qui m'apprend. Et puis, vous l'avez rappelé, il y a eu le grand débat. J'ai tant appris de nos échanges. Tant appris de votre sens du dialogue, de l'unité, de la proximité. Tant appris, oui, j'ose le dire, de vous. (…)

Je ne suis certes pas maire d'une commune de France, comme l'avaient été François Mitterrand et Jacques Chirac, mais je me sens, chaque jour un peu plus, à votre contact, maire de la commune France, c'est-à-dire à la fois gardien de l'essentiel, l'unité de la Nation, et du quotidien concret des vies, de la dimension humaine qui, à la fin, doit guider toute action publique. (…)

Je ne considère pas pour ma part que ce que notre pays a vécu il y a maintenant un an, pendant des mois et des mois, soit totalement derrière nous, cela vient de loin et cela durera. Cela exige beaucoup de force d'âme, de volonté, une volonté de transformer notre pays, d'agir mais aussi d'unir et de rassembler pour ne pas laisser une partie de nos territoires, de notre peuple, et pour continuer à donner du sens à chacun. C'est bien de cela dont je suis venu vous parler cet après-midi avant tout. (…)

Unir et rassembler, cela passe d'abord et avant tout, on l'évoque, je crois, trop peu souvent, par des rites républicains dont, pour les pratiquer, vous savez l'importance dans la vie d'une commune. (…)

Unir et rassembler, c'est aussi par notre action collective, notre ambition. Cela signifie, en quelque sorte, recoudre cette France trop souvent déchirée (…)

Il n'y a pas de fatalité à ces divisions. Je m'y étais engagé, le gouvernement a pris des mesures fortes à vos côtés qui marquent un retour de l'Etat : le plan « action cœur de ville », l'agenda rural, l'installation de France Services dans chaque canton, le plan de mobilisation nationale pour nos quartiers, le plan très haut débit, le développement d'infrastructures de proximité, la création, sur la base d'une idée soumise par l'AMF, d'une Agence nationale de la cohésion des territoires (…).

Jamais autant n'avait été fait pour que ce beau principe républicain, l'égalité, ne s'applique pas seulement aux femmes et aux hommes mais aussi aux territoires, pour que la République porte une même attention à notre capitale qu'aux villages de quelques âmes, aux grandes villes qu'aux cités moyennes. (…)

Je ne vous demande pas la patience, vos concitoyens ne vous la donnent pas, mais je nous demande collectivement le discernement qui est de ne pas reprocher aux uns les causes qui viennent d'ailleurs et de savoir reconnaître de manière un peu juste ce qui est fait. (…)

Je veux vous remercier de faire vivre cette République vivante, diverse, debout, forte. Et notre République continuera dans les mois qui viennent à affronter ses peurs. Mais je sais ce que nous avons fait ensemble et cela me rend formidablement optimiste. La République, ce n'est pas une nostalgie, ce n'est pas non plus un immobilisme. La République, c'est une volonté c'est un projet unique de liberté, d'égalité, de fraternité, ce sont des droits. Alors je suis formidablement optimiste en vous retrouvant ce soir et en vous sachant au travail dans les prochains jours avec le gouvernement. Je vous ai vus à l'œuvre, je vous ai vus faire et avancer, et je sais qu'avec vous la République c'est une volonté de chaque jour. »

Les CCI en appellent aux candidats aux élections municipales

En marge du congrès des maires, Pierre Goguet, président de CCI France a pu revenir sur les actualités récentes des chambres, comme le démarrage « réussi » de la Convention de partenariat signée en février avec la Confédération nationale des buralistes. Il a surtout pu présenter l'appel lancé aux candidats aux élections municipales « pour un pacte 2020 avec les chefs d'entreprise de France ».

« Nous, chefs d'entreprise, engagés et créateurs de valeur dans les territoires, présents en proximité et acteurs de la vie économique locale (…) appelons les candidats aux élections municipales à écouter la voix des chefs d'entreprise et à les associer plus systématiquement à leurs prises de décision ». Ils voient en particulier dans l'examen du projet de loi Engagement et proximité « une réelle opportunité de travailler ensemble à l'intérêt général de nos territoires, de favoriser leur développement économique et de lutter contre la fracture territoriale » et exhortent les futurs maires : « ensemble, relevons les défis de l'emploi, de la croissance et de l'attractivité (…) ; ensemble, revitalisons le tissu commercial, artisanal et industriel de nos territoires (…) ; ensemble, contribuons au maintien d'un service public aux entreprises dans tous les territoires ». Les chefs d'entreprise sont notamment « prêts à renforcer leur implication dans les programmes Action Cœur de Ville et Territoires d'industrie » et à « transformer leur modèle économique vers des démarches d'économie circulaire ».

François Baroin salue la mémoire de Jacques Chirac

« Grâce à la mobilisation de l'INA, la voix de Jacques Chirac a résonné. Pour les maires, pour les élus, ce fut un président à l'écoute de ce besoin de décentralisation et le moins que l'on puisse dire c'est que ses propos restent d'actualité, les événements des 12 derniers mois nous l'ont rappelé lorsque la République a semblé fragile et menacée dans ses fondements. Il évoquait les maires comme véritable socle de la République. »




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