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Le Parlement se positionne en faveur de l'application StopCovid

Les députés et les sénateurs ont voté à la majorité le déploiement de l'application pour smartphone StopCovid visant à lutter contre la propagation du virus par la détection des potentiels malades.
Le Parlement se positionne en faveur de l'application StopCovid
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Le 27 mai, l'Assemblée nationale et le Sénat ont successivement donné leur accord au déploiement de l'application mobile StopCovid, dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus et l'apparition d'une « seconde vague ». Ainsi, toute personne atteinte du Covid-19 qui le souhaite pourra alerter, via le Bluetooth de son téléphone, les utilisateurs avec lesquels elle a pu avoir un contact de plus de 15 minutes et à moins d'un mètre. Ces derniers seront alors contactés par un médecin afin qu'ils soient testés et isolés. En cas de résultats positifs, les autres utilisateurs de l'application seront avertis.

Ce vote était très attendu par l'exécutif, malgré les inquiétudes qui se sont élevées sur le respect de la vie privée d'un tel outil de traçage numérique, capable de détecter les personnes potentiellement malades.

Des garanties à l'appui

Au sein de la majorité, la décision est un soulagement. Olivier Véran, ministre de la Santé, avait insisté sur l'importance de « contrôler par tous les moyens les résurgences de l'épidémie par une identification des personnes contaminées », insistant sur le fait que « l'épidémie n'est pas terminée ». « Empêcher quelqu'un de se doter d'un outil qui peut sauver des vies, ça, c'est liberticide », a t'il déclaré.

Cédric O, secrétaire d'Etat chargé du numérique, a quant à lui défendu l'application et insisté sur l'absence d'intrusion dans la vie privée des utilisateurs, le volontariat, l'anonymat des données récoltées et leur effacement après quatorze jours ainsi que l'absence d'usage de la géolocalisation.

Nicole Belloubet, ministre de la Justice, s'est réjouie de cette application « temporaire, d'installation volontaire, non identifiante et transparente » qui, a t-elle insisté, n'est « pas destinée à permettre un quelconque fichage de nos concitoyens ».

Autre argument en faveur de la mise à disposition de StopCovid, l'avis favorable de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), après avoir reconnu que l'application respectait la législation relative à la protection de la vie privée.

l'application, également destinée à aider les brigades sanitaires chargées de retrouver les malades dans chaque département, doit être retirée six mois après la fin de l'état d'urgence sanitaire.

Des décrets d'application sont en cours de rédaction, pour un téléchargement par les Français le plus rapide possible.

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