AccueilEntrepriseVie des entreprisesLe METI partage inquiétudes et propositions pour faciliter la sortie de crise des entreprises

Le METI partage inquiétudes et propositions pour faciliter la sortie de crise des entreprises

Le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI), représenté par son co-président Frédéric Coirier devant la Délégation aux entreprises du Sénat, a exposé ses inquiétudes sur la compétitivité des entreprises et formulé des propositions quant à leur reprise d'activité.
Le METI partage inquiétudes et propositions pour faciliter la sortie de crise des entreprises
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Auditionné le 5 mai dernier sur les perspectives de sortie de crise par la Délégation aux entreprises du Sénat, Frédéric Coirier, co-président du Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (METI) a tenu un discours optimiste, affirmant que « dans les entreprises redémarrant leur activité, le niveau de stress des salariés est élevé mais se normalise au bout d'une semaine ».

Abordant le degré de préparation des entreprises qu'il représente à la reprise d'activité, il souligne que 88 % d'entre elles se disent désormais prêtes pour le déconfinement, contre 64 % la semaine dernière, et que les difficultés relatives à l'obtention de matériel de protection, de 85 % la semaine dernière, atteignent 36,8 % cette semaine.

Rester compétitif face à la concurrence étrangère

Toutefois, Frédéric Coirier s'est inquiété du déficit croissant de compétitivité des entreprises. Alors même que la situation antérieure à la crise du Covid-19 était défavorable, l'activité en France s'est réduite dans de plus grandes proportions que dans les voisins en mars-avril : 50 à 60 %, contre 80 % en Allemagne et 90 % en Suisse. Il préconise alors de « permettre aux entreprises le souhaitant de transformer le prêt garanti par l'État (PGE) en quasi fonds propres pendant une certaine période », afin de résister aux entreprises étrangères concurrentes. « Cela les sécuriserait et éviterait des prédations », a t-il précisé.

« Il faut aussi exonérer les entreprises des impôts de production pendant cette période et au-delà, pour retrouver la moyenne européenne car nous sommes en décalage de 30 milliards à cet égard », a t-il ajouté.

Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation aux entreprises, a quant, à elle, souligné la nécessité d'une vision stratégique de moyen et long terme pour reconstruire l'outil industriel et permettre des relocalisations et reste « attentive à l'évolution des travaux portant sur les impôts de production, en lien avec le financement des collectivités ».

Elle a également déclaré « soutenir la proposition de flécher une partie du prêt garanti par l'État en appui de l'assurance-crédit, car c'est la condition du maintien d'une relation de confiance entre fournisseurs et clients.

Plusieurs points de vigilance

Frédéric Coirier a également appelé à la plus grande vigilance concernant, à court terme, l'accélération du remboursement de l'activité partielle et la distribution des PGE, l'accompagnement des entreprises jusqu'à ce qu'elles retrouvent un niveau d'activité convenable, la relance des marchés publics mais également la mise en avant de la procédure de sauvegarde et la conduite des négociations sur l'aménagement du temps de travail avec le comité social et économique (CSE).

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