AccueilEntrepriseVie des entreprisesLe Marché des enfants, pour apprendre à manger frais…

Le Marché des enfants, pour apprendre à manger frais…

Monique Rubin, présidente de la Fédération des marchés de France, était présente au Salon des maires et des collectivités locales. Elle nous présente la nouveauté de cette année, le marché des enfants.
Monique Rubin, présidente de la Fédération des marchés de France.
© AP - Monique Rubin, présidente de la Fédération des marchés de France.

EntrepriseVie des entreprises Publié le , Propos recueillis par Boris Stoykov

Affiches Parisiennes : Cette année, votre stand est baptisé “le marché des enfants”. De quoi s’agit-il ? C’est une nouveauté ?

Monique Rubin : Le marché des enfants, c'est une animation spécifique de la Fédération des marchés de France, que nous avons développé de façon assez magistrale, puisqu'on retrouve notre marché des enfants dans de très nombreuses villes. C'est une animation réservée aux enfants de 6 à 11 ans pour apprendre, au slogan “manger frais, ça s'apprend”, pour les sensibiliser aux légumes, aux fruits, à jouer au marchand et à connaître la valeur des choses. Nous avons une dizaine de petits stands à hauteur d'enfants, nous les remplissons de fruits et de légumes, nous distribuons aux enfants une monnaie fictive, le “fruitàtout” pour qu’ils viennent vendre et faire leur marché. C'est très intéressant, parce que nous avons des enfants qui sont être intéressés par de nouveaux produits, qu’ils n’ont pas l'habitude de manger chez eux, et d’autres, au contraire, très sensibles au fait de venir acheter des choses qu'ils ont l'habitude de manger à la maison. Nous avons aussi des ateliers pédagogiques, avec des personnes présentes pour faire découvrir les odeurs, la qualité des fruits, etc.

A.-P. : Est-ce que ça plaît aux enfants ?

M. R. : Les enfants sont ravis. Ils aiment jouer au marchand ou ramener à la maison leur petit cabas. On va révéler des vocations, on a des petits qui sont extrêmement dégourdis et qui ont envie de s'investir. C'est un vrai bonheur. Et comme c'est pédagogique, ça plait aussi à nos instituteurs, à tout le staff technique, qui peut entourer le marché des enfants, et à nos élus locaux, parce que c'est réellement important.

A.-P. : Dans notre vie de citadin, les enfants apprécient de moins en moins les légumes, parfois même les fruits. Ils ont presque peur d'en manger, c’est compliqué pour les parents. Comment faire ?

M. R. : Il faut les amener sur le marché, leur montrer ce que sont les fruits, les légumes et leur apprendre. Si vous leur dites « on va ramener ces produits à la maison et tu vas essayer de le cuisiner », je peux vous assurer que les enfants voudront y goûter. C'est tout l'intérêt pédagogique de nos ateliers. Et puis, sur les marchés, ils peuvent croiser des producteurs qui les informent sur la façon dont pousse tel ou tel légume. C'est très important. À cette époque de numérisation à outrance, nos enfants ont besoin de toucher la réalité du terrain. Et ce marché des enfants est une merveille pour ça.

A.-P. : Qu’avez-vous préparé pour Noël ? C'est aussi un moment que les enfants apprécient énormément !

M. R. : À l’approche Noël, c'est difficile de faire notre marché des enfants en extérieur, avec le froid. Et puis, il y a une multitude de marchés de Noël qui se montent de tous les côtés. Certains maires ont d’ailleurs pris la décision d'amener du qualitatif sur ces marchés. C'est indispensable mais aujourd'hui, malheureusement, on n'a pas que du made in France. Or, il faut que les enfants puissent goûter de bons produits : le vrai nougat noir, comme on le trouve dans les desserts en Provence, les fruits confits qui viennent d'Apt, des choses qu'ils ne connaissent pas. Il faut leur apprendre à redécouvrir le goût et la qualité de nos produits emblématiques.

A.-P. : Est-ce que la situation des marchés s’améliore en cette période post-Covid ? Craignez-vous particulièrement l’inflation qui se profile ?

M. R. : La crainte de l'inflation, bien sûr, parce qu’elle impacte le pouvoir d'achat. On le sait, on sera tous amenés à réduire nos paniers, à faire attention. Mais l’on n’est pas obligé d'acheter 50 kilos de pâtes pour faire des économies et des provisions. On peut acheter un peu plus cher un produit de qualité, comme une bonne huile d’olive et se régaler. Il faut apprendre à consommer plus modérément, mais des produits de qualité. Mangeons bien, mangeons sain et mangeons français.

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