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Le manque d'expérience, premier frein à l'emploi d'après les jeunes

D'après l'étude menée par YouGov pour Monster, les jeunes, présentés sous l'acronyme de « Génération Z », sont conscients des obstacles présents pour trouver un emploi. Que ce soient de simples ressentis ou des freins que la jeune génération se pose sur son parcours professionnel, les facteurs ne manquent pas et les causes sont nombreuses.
Le manque d'expérience, premier frein à l'emploi d'après les jeunes
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En cette période de rentrée, Monster, leader de la mise en relation entre les personnes et les opportunités de carrière, s'est intéressé à la façon dont les 18-24 ans percevaient leur entrée sur le marché de l'emploi et leur carrière professionnelle. Pour cela, une enquête a été réalisée en ligne par l'institut YouGov, auprès d'un échantillon représentatif de 1 000 Français âgés de 18 à 24 ans, du 22 juillet au 4 août 2021, afin de connaître leur position face au marché du travail bouleversé par la crise sanitaire. Une étude qui révèle des informations clés pour comprendre les candidats d'aujourd'hui et de demain.

Le manque d'expérience, premier frein chez les jeunes

Parmi les principales inquiétudes que les jeunes citent lors d'une recherche d'emploi, arrive en tête le manque d'expérience. Une inquiétude tout à fait fondée puisque d'après une étude similaire menée par Wizbii en avril 2018, le manque d'expérience professionnelle arrivait d'ores et déjà en tête des difficultés à trouver un emploi pour 33% des jeunes interrogés. « On m'a encore reproché mon manque d'expérience...Mais comment voulez-vous que je gagne en expérience si on ne me laisse jamais ma chance !? » questionnait une jeune active dans l'article. Une situation où le serpent se mord la queue, d'après les Echos Start.

Et ce n'est pas tout. Les discriminations arrivent juste derrière le manque d'expérience parmi les freins pour la génération Z qui souhaite, elle, être recrutée pour son niveau d'études mais aussi pour sa personnalité, à importances égales. Romain Giunta, responsable éditorial de Monster, l'affirme aussi : « Les jeunes candidats souhaitent valoriser qui ils sont et ce qu'ils ont entrepris. Les soft skills notamment […] sont de plus en plus recherchées et valorisées pour les recruteurs. ».

Si l'on résume, les freins majeurs que les 18-24 ans remarquent lorsqu'il s'agit de trouver un emploi sont respectivement : le manque d'expérience (qui peut cependant se révéler en atout si l'expérience est importante), les discriminations, mais aussi le manque de réseau et la concurrence avec les autres candidats pour le poste. Néanmoins, les jeunes sont conscients des profils type que cherchent les entreprises et valorisent ainsi leurs atouts. Par atouts, ils entendent notamment leur personnalité et leur niveau d'études en premier lieu, suivis de leur expérience professionnelle et, en dernière place, de la cohérence de leur parcours. Et si la génération Z est bel et bien consciente de ces nouveaux atouts, ce sont ses valeurs qui la définissent encore plus.

L'importance du sens donné au travail

Même si la recherche d'emploi en 2021 a évolué, la plupart des candidats cherche toujours un emploi stable à travers l'obtention d'un contrat à durée indéterminée (CDI) pour 62 % des interrogés alors que le CDD, reste bien moins populaire avec seulement 20 % des 18-24 ans qui l'envisagent. Si c'est la longue durée qui est préférée des jeunes, il n'en reste pas moins que la flexibilité définit vraiment cette génération. 75 % des interrogés accepteraient de travailler dans un secteur dans lequel ils ne pensaient pas au départ exercer leur métier mais cela, à une seule condition : que le poste en question ait du sens pour eux. C'est cela qui définit la génération Z : ne pas faire l'impasse du sens lorsqu'il s'agit de travail. Et pour autant, ne pas en oublier un salaire adéquat : plus de deux tiers des jeunes (64 % précisément) ne sont pas prêts à faire des concessions sur le salaire touché à la fin du mois. Flexibles sur le domaine d'activité donc, mais aussi sur le rythme de présence au travail. 54 % des interrogés pourraient accepter d'être à 100 % en télétravail et par conséquent, de ne pas travailler dans les locaux.

Une génération flexible, oui, mais surtout ouverte à de nouvelles façons de travailler à condition qu'on lui en donne l'opportunité.

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