AccueilEntrepriseLe département de la Seine-Saint-Denis accuse une dette de 1 milliard

Le département de la Seine-Saint-Denis accuse une dette de 1 milliard

Le président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Stéphane Troussel n'a pas hésité à user d'un petit artifice budgétaire pour continuer à faire monter la pression sur le gouvernement. Il a ainsi inscrit dans son budget 2013 de 2,1 milliards, une recette de 40 millions d'euros, qu'il compte retirer du nouveau fonds de péréquation francilien.
Le département de la Seine-Saint-Denis accuse une dette de 1 milliard
© Conseil Régional

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Le projet de loi de décentralisation ne prévoit la création de ce fonds qu'en 2014. « J'assume. C'est un acte politique pour dire au gouvernement, qui m'avait promis de m'aider dès 2013, que je ne veux pas et ne peux pas attendre », s’est-il défendu. Tenace, l'élu a déjà obtenu de l'Etat 30 millions qui lui ont permis de boucler son budget 2013 et de ramener la hausse des impôts locaux (foncier bâti) de 7,5 à 5,9 %. Déjà trop au goût de ses adversaires : « Depuis 2004, nous atteignons les 95 % d'augmentation des taxes » a dénoncé l'UMP.

Année après année, le département s'enfonce un peu plus dans la crise. Son budget de fonctionnement est en hausse de 3,6 % du fait de l'envolée des dépenses sociales individuelles (APA, PCH, RSA), qui pèsent plus de 560 millions d'euro. A lui seul, le RSA représente plus de 380 millions. Sans compter une démographie prolixe qui impose au département de construire 15 collèges cette année. A contrario, les recettes tirées des droits de mutation immobiliers (145 millions en 2012) s'effondrent et les compensations de l'Etat stagnent.

Le département est endetté à près de 1 milliard, dont 500 millions d’emprunts toxiques.

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