AccueilDroitLe Contrôleur de prisons veut développer la semi-liberté

Le Contrôleur de prisons veut développer la semi-liberté

Dans un avis publié au Journal officiel, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, suggère une amélioration des conditions de mise en œuvre du régime de semi-liberté

Droit Publié le ,

La semi-liberté permet de sortir de prison à certaines heures pour exercer une activité professionnelle. Un condamné est placé sous ce régime, à titre probatoire, soit par le juge qui prononce la peine (inférieure ou égale à deux ans de prison), soit sur décision du juge d'application des peines, après le jugement ou en cours de détention. Il est assorti d'obligations (respect des horaires, entretiens, soins...) et la semi-liberté peut être révoquée si elles ne sont pas respectées. Au 1er janvier 2012, 1 857 personnes en bénéficiaient, ce qui représente moins de 3 % des "détenus de droit commun".

La semi-liberté "peut contribuer très significativement à la réinsertion des personnes condamnées et à la prévention de la récidive", estime le Contrôleur. Mais, du fait d'établissements surpeuplés et de locaux souvent anciens, "la semi-liberté se traduit pour beaucoup (...) par l'absence d'intimité et la promiscuité". Par ailleurs, les magistrats et travailleurs sociaux ne sont pas en nombre suffisant pour effectuer un travail individualisé auprès des condamnés. Le contrôleur déplore aussi l'éloignement de certains centres de semi-liberté des bassins d'emploi, qui contraignent à de longs trajets. "Une des principales causes de révocation" de la semi-liberté, note-t-il, réside dans le non-respect des horaires de présence dans l'établissement.

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