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La Ville de Paris vote son budget 2021

Le Conseil de Paris vient de voter le budget de la capitale pour 2021, après avoir concédé quelques efforts sur le social ou le sport, au cours d'une séance chahutée par les élus communistes et insoumis.
La Ville de Paris vote son budget 2021
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Avec un budget annuel avoisinant les 10 milliards d'euros, et une dette estimée à 7,05 milliards d'euros fin 2021 (contre 6,4 milliards d'euros fin 2020), la Mairie de Paris a déploré une baisse de ses ressources, et un « désengagement » de l'État. « Ce budget mène Paris droit vers la faillite, le surendettement et l'augmentation des impôts et taxes », a regretté Rachida Dati. « 6,5 milliards de recettes fiscales, contre 5,1 en 2013 : en 2021, jamais les Parisiens n'auront été autant taxés. (...) Aux abois, vous n'avez plus qu'une solution : la dette », a fustigé la maire du 7e arrondissement.

Au cours des discussions sur le budget spécial versée à la préfecture de police, le préfet Didier Lallement, présent en conseil, a été chahuté par les élus communistes et Insoumis, qui ont réclamé sa démission. « Vous sollicitez notre approbation par un vote engageant la collectivité parisienne, à déléguer des crédits sous votre responsabilité. Nous ne pouvons aujourd'hui vous accorder cette confiance tant nous réprouvons la politique de maintien de l'ordre à Paris. Votre défiance envers les droits les plus fondamentaux étant totale, notre confiance ne peut vous être accordée », a expliqué lors de la séance Béatrice Patrie (PCF).

« Toute la politique du maintien de l'ordre doit changer. Le caractère systémique, le nombre et l'impunité des violences policières, nous imposent à interroger la chaîne de commandement au plus haut niveau », a estimé le président du groupe communiste, Nicolas Bonnet-Oulaldj. La maire de Paris, réagissant en séance a affirmé que sur « les questions relatives au maintien d'ordre, oui, depuis des années maintenant les manifestations sont souvent l'objet de violences liées à des casseurs qui empêchent le droit de manifester (...) oui, la question du maintien d'ordre est une question sur laquelle nous devons travailler et avancer ». « J'ai entendu des mises en causes directes, personnelles du préfet de police. Il se trouve que nous sommes des élus (...) Nous avons à nous adresser aux ministres", et pas au fonctionnaire », a ajouté Anne Hidalgo.

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