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La start-up LegaLife voit les choses en grand

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La start-up LegaLife voit les choses en grand
© DR - François Marill, Thomas Rivoire et Olivier Adam, cofondateurs de LegaLife.

Pionnière française dans la rédaction automatisée de documents juridiques 100 % en ligne, la start-up LegaLife poursuit son développement en partenariat avec le géant du logiciel pour avocat Sécib, et envisage un développement à l'international.

La legaltech LegaLife, fondée en 2013 par deux jeunes diplômés d'HEC et un polytechnicien, vient d'annoncer la signature d'un partenariat avec Azko, une filiale de Secib, le leader français du développement de logiciels pour cabinets d'avocats.

© LegaLife

Cette association vise à proposer aux avocats un logiciel qui automatise la rédaction de documents juridiques. Un outil précieux pour éviter aux robes noires des tâches rébarbatives à faible valeur ajoutée et répondre à la demande de la clientèle.

Avec cette solution technologique, développée en mode Saas par LegaLife, les avocats pourront ainsi proposer à leurs clients, de générer eux-mêmes en quelques minutes en ligne leurs actes et formalités juridiques.

« Un cabinet d'avocats va ainsi pouvoir proposer sur son site la production de statuts de sociétés, de contrats de travail, etc. soit ceux de legalife révisés, soit leurs propres modèles », explique François Marill, président de la legal start-up.

L'avantage d'une telle solution digitale pour les cabinets est qu'ils pourront paramétrer le prix de vente de chaque document et décider si une révision ou une validation de celui-ci par un avocat du cabinet est obligatoire ou optionnelle, avant que le client puisse le télécharger. La meilleure façon d'attirer de nouveaux clients et d'éviter que les anciens ne filent chez la concurrence coriace des nombreuses legaltechs du secteur !

On pourrait penser que LegaLife scie la branche sur laquelle elle est assise mais il n'en est rien. Le marché de la demande de création de contenu juridique est telle que la start-up peut amplement se permettre de vendre son logiciel en marque blanche aux professionnels du droit tout en continuant de capter de la clientèle sur legalife.fr.

L'offre est large et couvre l'essentiel des besoins juridiques d'une société ou d'un particulier :

  • Entreprise : création ou modifications des statuts, transfert de siège, conditions générales de vente en ligne, mentions légales, accord de confidentialité...
  • Travail : contrat de travail, convention de stage, convocation à un entretien préalable à une rupture conventionnel, solde de tout compte...
  • Immobilier : bail d'habitation, bail commercial, état des lieux, quittance de loyer, lettre de relance...
  • Famille : attestation de vie commune, convention de Pacs, lettre de résiliation d'un contrat, déclaration de sinistre...

© LegaLife

« Cette collaboration avec LegaLife est une vraie opportunité pour Azko de proposer encore plus de services innovants à ses clients afin de les aider à développer leur business. La solution LegaLife permet aux cabinets qui l'utilisent de capter une nouvelle clientèle tout en se concentrant sur leurs services à forte valeur ajoutée et donc, de facturer plus et mieux », déclare Bertrand Pigois directeur opérationnel d'Azko.

La distribution de cet outil va bénéficier de la « force de frappe » du réseau d'Azko et de sa maison-mère Secib. Cette dernière équipe aujourd'hui 2 600 cabinets, soit 18 000 avocats utilisateurs, et ajoute 350 cabinets supplémentaires chaque année et consacre près de 1,5 million d'euros par an à la recherche et au développement.

« Nous sommes fiers d'entamer cette collaboration avec Azko qui jouit avec sa maison-mère Secib de la confiance des avocats depuis plus de 27 ans. Nous sommes persuadés que l'automatisation de la rédaction des documents juridiques va progressivement s'imposer comme un standard dans le monde du droit », déclarent François Marill et Thomas Rivoire, cofondateurs de LegaLife.

Par ailleurs, LegalLife vient de signer un autre partenariat considérable avec la plateforme Heetch. La start-up va ainsi accompagner les chauffeurs noctambules dans le processus de création d'entreprise désormais obligatoire dans le cadre de la réglementation des VTC depuis la loi Grandguillaume.

LegaLife voit les choses en grand en approchant de nombreux secteurs d'activité et envisage même de conquérir l'étranger.

4 questions à François Marill, président de LegaLife

Quand et comment l'idée de votre start-up vous est-elle venue ?

François Marill : Nous avons eu l'idée fin 2012 avec mon ancien camarade de promo d'HEC, Thomas Rivoire, avec qui nous voulions créer une entreprise. Il exerçait à l'époque dans une étude de notaires parisienne. J'étais consultant en stratégie au sein du cabinet Roland Berger et Olivier Adam, notre directeur technique, travaillait pour une entreprise qui crée des logiciels pour les fonds d'investissement. Très vite, nous nous sommes tournés vers le secteur juridique grâce aux compétences de Thomas, un profil assez rare à l'époque, et à son expérience professionnelle. Nous nous sommes rendu compte qu'il y avait beaucoup de choses qu'il faisait au quotidien, notamment la rédaction de contrats, qui pouvaient être automatisées. Nous avons aussi été influencés par les legal start-up qui florissaient aux Etats-Unis. Nous avons donc créé juridiquement la société en 2012, développé la version bêta du logiciel à partir de 2013 et sorti la version actuelle en mars 2015.

Pensez-vous qu'il existe un marché assez large pour faire face à la concurrence américaine de Rocket Lawyer ou même française de Captain Contrat ?

F.M. : Evidemment, car le marché de la production de contrat est énorme. Il s'élève à plusieurs milliards d'euros donc il peut largement y avoir plusieurs acteurs.

Réfléchissez-vous à vendre votre solution auprès d'autres professionnels que les avocats ?

F.M. : Aujourd'hui, nous la vendons aux avocats, aux directions juridiques de grands groupes mais aussi aux experts-comptables. Nous avons récemment signé un partenariat avec des promoteurs immobiliers. Nous essayons d'adapter notre marque blanche à différents secteurs d'activité, notamment ceux qui ont une problématique de production et de suivi de contrats en grand volume.

L'essentiel de votre chiffre d'affaires est-il réalisé par l'utilisation directe de votre solution sur votre site ou bien par sa vente en marque blanche ?

F.M. : Pour le moment, l'essentiel de notre chiffre d'affaires est réalisé sur notre plateforme legalife.fr car nous commençons à peine à commercialiser notre marque blanche. Je pense toutefois que la vente en marque blanche va se développer très rapidement, notamment grâce au partenariat que nous venons d'annoncer avec Azko. En fait, notre stratégie de développement sur la partie marque blanche nous permet de nous détacher de la création de contenu. Ce n'est plus nous qui produisons les contrats mais les clients eux-mêmes, ce qui est parfait pour notre perspective de développement international. En effet, cela va nous permettre de partir dans différents pays sans avoir à créer de contenu juridique. A terme, cette partie sera prédominante dans notre activité.

Propos recueillis par Anne Moreaux




Anne MOREAUX
Journaliste

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