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La moitié des dirigeants de PME envisage la transition numérique

Pour le baromètre sur le financement et l'accès au crédit des PME (29e édition), KPMG et la CGPME ont interrogé, avec Ifop, 402 chefs d'entreprise sur leur perception de la conjoncture, leur relation à l'investissement et leur accès au crédit, ainsi que leur vision des évolutions économiques, sociétales et technologiques.
La moitié des dirigeants de PME envisage la transition numérique

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Malgré des difficultés persistantes, notamment liées au coût du travail, l'inquiétude des chefs d'entreprise est au plus bas depuis 2012.

Elle recule fortement depuis un an (-6 points depuis juin 2015). Cet optimisme se confirme en ce qui concerne l'activité des PME : seuls, 40 % des chefs d'entreprise interrogés se disent inquiets pour l'avenir de leur structure (-4 points depuis avril 2016), au niveau le plus bas depuis décembre 2011.

Les chefs d'entreprise affirment que « le coût du travail et la complexité du code du travail sont leur principale difficulté » (72 %). Relevant également des problématiques de ressources humaines, 54 % des chefs d'entreprise interrogés se disent « confrontés à des difficultés de recrutement ». S'ils ne sont pas cités au premier rang, les obstacles relatifs au chiffre d'affaires et à la marge bénéficiaire se révèlent importants : 58 % des personnes interrogées évoquent ainsi une baisse de la rentabilité, 49 % des problèmes de rentabilité plus structurels et 50 % des difficultés en termes de ventes.

Pour François Asselin, président de la CGPME « Les 72 % de patrons indiquant que le coût du travail et le code du travail leur posent un véritable problème confortent la CGPME dans sa volonté que soient résolus de façon pérenne ces points de crispation, ce qui pourrait ainsi concourir à une croissance durable dans notre pays. »

Signe de l'attentisme des chefs d'entreprise, les besoins de financements d'investissements et d'exploitation sont en fort recul.

Un record depuis 2009

Les besoins en financements des entreprises ont connu depuis la rentrée de septembre 2015 une baisse jamais enregistrée. Ils se situent à leur niveau le plus faible depuis 2009. Ainsi, tandis que 71 % des dirigeants interrogés exprimaient au moins un souhait de financement, il y a neuf mois, ils ne sont plus que 48 % aujourd'hui, avec cependant un recul plus modéré depuis avril dernier (-3 points). Cette diminution a plus fortement touché les financements d'investissements (31 %, -17 points par rapport à septembre 2015) que les investissements d'exploitation (27 %, -9 points), qui se situent à leur plus bas niveau historique.

Moins les chefs d'entreprise ont besoin de financements, moins ils craignent un refus. L'autocensure dans les demandes de financements suit donc la même courbe que les besoins dans ce domaine : seuls 22 % des chefs d'entreprise interrogés déclarent se limiter dans la sollicitation de crédits auprès des banques contre 36 % il y a un an.

Pour Jacky Lintignat, directeur général de KPMG France, « Malgré leur regain de confiance pour l'économie et surtout pour leur entreprise, les dirigeants rencontrent toujours de nombreuses difficultés, liées notamment au coût du travail et à la rentabilité. Dans ce contexte qui reste incertain, l'attentisme prévaut en matière d'investissements, avant de savoir comment évoluera la situation ».

Transition numérique et digitale

Près de la moitié des dirigeants (47 %) considèrent que l'impact de la transition numérique et digitale est important pour leur entreprise. Cette importance est davantage ressentie dans les grandes PME, s'établissant à 62 % dans les entreprises de 250 à 499 salariés, contre 45 % dans les entreprises de moins de 50 salariés. Une part plus faible des dirigeants prévoit également un effet conséquent de la transition énergétique (31 %).

Selon une majorité des chefs d'entreprise (59 %), ces évolutions économiques, sociétales et technologiques vont entraîner une transformation des activités des salariés et de leurs modes de production. Un quart d'entre eux considère que ces transformations sont déjà en cours et 18 % pensent qu'elles s'imposeront dans cinq ans ou moins. Lorsqu'elles pronostiquent un impact de la nouvelle économie sur l'emploi dans leur structure à échéance de dix ans, 66 % des personnes interrogées estiment que les évolutions économiques, sociétales et technologiques en cours vont induire un changement de profils des salariés.

Le recours plus important aux travailleurs indépendants ou aux contrats de missions est envisagé par un peu plus d'un tiers des dirigeants interrogés (35 %). Le télétravail est encore peu ancré dans les mentalités, 17 % seulement pensant l'utiliser davantage à l'avenir.

Malgré l'ampleur des évolutions économiques, sociétales et technologiques en cours, les actions engagées restent limitées. Les mesures traditionnelles prévalent sur des modes d'adaptation plus proactifs. Ces actions sont prioritairement des actions de formation pour soi ou ses salariés, déjà mises en place par 46 % des chefs d'entreprise, avec de surcroît 22 % qui affirment que c'est dans leur projet.

Viennent ensuite, parmi les dispositions prises, l'acquisition de nouveaux équipements (34 %), le recrutement de nouvelles compétences (21 %) et des investissements de recherche et de développement (18 %). Enfin un dirigeant sur dix a déjà engagé une collaboration avec d'autres entreprises innovantes ou des start-up et 6 % uniquement prévoient de le faire, tandis que 82 % ne l'envisagent pas.

Méthodologie

Échantillon de 402 dirigeants d'entreprise, représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés. Afin de disposer d'effectifs suffisants par secteur et taille d'entreprise, l'échantillon a été raisonné, puis chaque catégorie a été ramenée à son poids réel lors du traitement informatique des résultats. L'échantillon a été stratifié par région.

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