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La mobilité accrue des jeunes diplômés

Une récente enquête montre que près de quatre étudiants de grandes écoles sur cinq envisagent de chercher un emploi à l'étranger.

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

Commandée à Harris Interactive par l’Institut Montaigne, cette enquête montre qu’un tiers de ces étudiants pensent qu’il leur sera difficile de trouver un emploi en France. Leurs destinations favorites seraient d’abord les États-Unis, puis le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada et la Suisse. Sans surprise, leurs principales motivations sont les opportunités de carrière et l’envie de faire un métier intéressant et mieux payer. Une autre étude, publiée en avril dernier par RTL en partenariat avec le Nouvel Observateur, indique qu’actuellement un étudiant sur cinq en école de commerce et un sur dix en école d’ingénieur quitte la France une fois obtenu leur diplôme.

Parler de fuite des cerveaux serait cependant excessif. Une récente enquête de deux chercheurs de l’Université de Poitiers montre que « 81,4 % des personnes travaillent dans la région où ils ont obtenu leur dernier diplôme, 18,2 % travaillent dans une autre région française et seulement 0,4 % travaillent à l’étranger ». Mais le taux d’expatriation augmente avec le niveau du diplôme : il varie de 0,04 % pour un non diplômés à 2,1 % pour un docteur. Ces migrations constituent cependant un phénomène planétaire : selon l’OCDE, le nombre d’étudiants en mobilité internationale est passé d’un million à 4,2 millions entre 1980 et 2010. La France figure en quatrième position parmi les destinations des étudiants étrangers, derrière les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. La proportion d’étudiants étrangers dans l’Hexagone est passée en trente ans de 9 à 12 % et plus d’un tiers d’entre eux restent en France après leurs études.

Les comportements migratoires se sont amplifiés partout dans le monde, avec une certaine flexibilité : l’installation dans un pays étranger est rarement définitive et le retour au pays natal est souvent envisagé. La circulation des cerveaux est une réalité internationale contemporaine à laquelle il faut s’adapter. La France devrait faire un effort pour rendre ses universités et ses centres de recherche plus attractifs, ce qui suppose d’y consacrer davantage de moyens.

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