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Mobilité La Justice valide le projet de la ligne 17

Alors que plusieurs associations avaient réclamé l’annulation du chantier de la ligne 17 du métro, la Cour administrative d’appel de Paris a récemment rejeté le recours déposé.
La Justice valide le projet de la ligne 17
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Les travaux de la ligne 17 du métro vont se poursuivre. Malgré un appel déposé par plusieurs associations franciliennes de défense de l’environnement, dont Le Collectif pour le Triangle de Gonesse, la Justice a décidé de valider récemment la poursuite de ce chantier. Cette décision ne semblait pas évidente puisque le 9 septembre dernier, la rapporteuse publique avait recommandé la suspension de ces travaux pour une période de dix-huit mois. Cette suspension devait permettre de revoir l’étude d’impact de la ligne 17, ainsi que les différentes mesures de compensation.

La cour d’appel n’a pas retenu les recommandations de la rapporteuse publique et a jugé que « la procédure n’était entachée d’aucun vice et que de mesures de suivi et de compensation étaient prévues dans l’étude d’impact ».

Les travaux de la ligne 17 pourront donc se poursuivre. Cette nouvelle ligne reliera Saint-Denis à l’aéroport de Roissy. Sa construction avait initialement été prévue pour desservir le complexe immobilier et de loisirs Europacity qui a été abandonné par le Président de la République Emmanuel Macron il y a deux ans. Malgré l’abandon de ce projet, le Gouvernement a maintenu la construction de cette ligne de métro. Plusieurs bâtiments seront également construits sur une zone pour le moment naturelle. La ligne 17 s’étendra sur 26,5 kilomètres, 13 communes dans les départements de la Seine-Saint-Denis, du Val-d’Oise et de la Seine-et-Marne. Elle relie neuf gares entre Saint-Denis Pleyel et Le Mesnil-Amelot en moins de vingt-cinq minutes. Elle permettra de se rendre du Bourget à l’aéroport Charles de Gaulle en 16 minutes contre 30 aujourd’hui et de Saint-Denis à l’aéroport en neuf minutes contre 41 en moyenne aujourd’hui.

Institutions soulagées, associations révoltées

La décision de la Cour d’appel a réjoui Marie-Christine Cavecchi, présidente du Conseil départemental du Val d’Oise : « Cette nouvelle décision de justice nous conforte dans le travail que nous menons avec tous nos partenaires pour avancer collectivement dans la dynamique du renouveau du Triangle de Gonesse ». Du côté de la Société du Grand Paris, l’humeur est également au soulagement : « la ligne 17 permettra de désaturer le RER B et favorisera le report modal de la voiture individuelle vers les transports publics ». Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse a également exprimé sa joie à l’annonce de la décision de la cour d’appel : « Aujourd’hui, le droit a parlé et il faut avancer sur le projet, il faut bien évidemment prendre en compte l’écologie mais l’égalité entre les territoires est également une nécessité » a-t-il asséné au micro de BFM Paris.

Pour les associations de défense de l’environnement, la détermination de faire abandonner le projet est toujours présente. Le collectif pour le Triangle de Gonesse a récemment organisé une marche de contestation, partant de Gonesse et qui devait se terminer devant l’hôtel de Matignon afin de réclamer au Premier ministre l’abandon du projet. Bernard Loup, président du Collectif a récemment réaffirmé au micro de FranceInfo sa détermination à aller au bout de sa démarche, il a également accusé le Gouvernement de porter atteinte à la liberté de manifester et d’être intervenu dans la décision de Justice rendue dernièrement : « Notre marche a pour but d'aller à Matignon et ça nous est refusé […] Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, est venu faire pression sur la justice, alors il nous reste la mobilisation » a-t-il déclaré.

Ces accusations font référence à la visite du porte-parole, au début du mois d’octobre, en amont de la décision de justice où Gabriel Attal avait réaffirmé son soutien au projet d’aménagement du Triangle de Gonesse. Le bras de fer entre les institutions qui défendent le projet et l’association ne semble pas prêt de se terminer malgré cette décision de justice. Parmi les opposants au projet, on retrouve également la Fédération nationale des associations d'usagers des transports, qui avait réclamé dans une lettre adressée au Premier ministre Jean Castex l’abandon du projet, évoquant « un gâchis d’argent public ». La fédération estime que la rentabilité de ce projet n’est pas du tout établie. La Fnaut réclame notamment que « les 3 milliards d’euros de la ligne 17 soient utilisés pour financer d’autres projets moins coûteux et d’une meilleure utilité : bus en sites propres, extension du tramway T11 avec une desserte d’Argenteuil, gare Saint-Denis-Pleyel pour la ligne H ».

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