AccueilEntrepriseVie des entreprisesLa France en manque de Business Angels

La France en manque de Business Angels

La fédération nationale des Business Angels, France Angels, a récemment publié son nouveau Livre Blanc incluant les propositions des membres du réseau afin de promouvoir ce mode de financement bénéfique pour les start-up.
La France en manque de Business Angels
© Adobe Stock

EntrepriseVie des entreprises Publié le ,

Les Business Angels sont ces investisseurs privés, généralement les premiers acteurs à financer une structure lorsqu’elle se lance. Ils jouent un rôle clé en apportant soutien humain et financier, tout en faisant bénéficier les entreprises de leur expertise et d’un accompagnement. Sur les 20 dernières années, ces investisseurs ont soutenu 5 000 entreprises de la sorte, créé 21 000 emplois et investi pas moins de 733 millions d’euros. Le livre blanc a donc établi plusieurs propositions, que France Angels compte présenter aux candidats à l’élection présidentielle.

La Tech, secteur d’avenir

D’après l’INSEE, en 2019 les 4,1 millions de Petites et moyennes entreprises (PME) et Très petites entreprises (TPE) représentaient 99,8% des organisations françaises, employant au total 6,4 millions de personnes. Pour France Angels, la relance de l’économie française doit obligatoirement passer par un apport massif de capitaux, notamment dans le domaine de la Tech qui inclue le numérique et la technologie et qui compte 11 Mds d’€ investis en 2021, sur les 113,6 Mds € annuels cette année. L’entrepreneuriat reste l’un des moteurs de l’économie française puisque l’on voit chaque année 270 000 entreprises se créer et pourtant, les Français peinent à investir dans l’innovation alors que mobiliser une partie de l’épargne française vers ce secteur est essentiel. D’ailleurs, les Français sont à la traîne : en moyenne, seuls 383 € sont investis par habitant dans la Tech alors qu’au Royaume-Uni la moyenne est à 1 076 € et en Irlande à 878 €.

Mobiliser l’épargne des particuliers en faveur des start-up

Lorsque l’on entreprend, il y a plusieurs manières d’être soutenu et se faire aider par un Business Angel en est une. Ainsi, la fédération France Angels a élaboré plusieurs propositions. D’abord, les investisseurs souhaitent faciliter la mobilisation de l’épargne des particuliers vers les start-up, en permettant notamment aux investisseurs privés de se regrouper sous la forme de Fonds d’investissement alternatifs (FIA). Justement, la fédération souhaite que ces investisseurs particuliers, lorsqu’ils se regroupent dans une petite structure d’investissement, puissent être traités comme des investisseurs professionnels. De plus, la fédération requiert qu’une part des fonds publics investis dans les start-up le soit dans le cadre d’un véritable partenariat entre public et privé avec la création de fonds publics nationaux, régionaux ou sectoriels. Ces mesures visent ainsi à faciliter la mobilisation de l’épargne des particuliers en faveur des start-up et cette mobilisation est primordiale pour les soutenir et développer l’économie et les emplois de demain.

Encourager l’investissement dans les jeunes entreprises

France Angels souhaite également favoriser l’investissement dans les jeunes entreprises innovantes avec une refonte des aides fiscales à l’investissement. Par exemple, pour les investissements de personnes physiques dans les jeunes PME, l’aide inclura une réduction de l’impôt sur le revenu de 30%, allant jusqu’à 50% de réduction pour les investissements dans les start-up et TPE ayant moins de deux ans d’existence ou moins de 250 000 € de CA annuel. Toujours dans son objectif de refonte des aides fiscales sur l’investissement, France Angels propose d’adapter les plans d’épargne en action (PEA et PEA-PME) pour renforcer les défiscalisations sur les plus-values de l’investissement dans les entreprises éligibles. L’enjeu est double dans ce cas : d’une part, il vise à permettre aux entrepreneurs de réinvestir tout ou partie du produit de cession de leur entreprise et de l’autre, il permet aux investisseurs d’accompagner les entreprises dans la durée. Également, la fédération des Business Angels demande que les Obligations remboursables en action (ORA) et les Obligations convertibles en actions (OCA) soient éligibles aux plans d’épargne en action. Cette mesure, comme les autres que France Angels met en avant dans son Livre Blanc, permettra d’augmenter les financements des start-up en capital.

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 27 mai 2022

Journal du27 mai 2022

Journal du 20 mai 2022

Journal du20 mai 2022

Journal du 13 mai 2022

Journal du13 mai 2022

Journal du 06 mai 2022

Journal du06 mai 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?