AccueilImmobilierLa FNAIM fête ses 75 ans à l’occasion du Congrès Immobilier 2021

La FNAIM fête ses 75 ans à l’occasion du Congrès Immobilier 2021

Le Congrès Immobilier de la Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) avait lieu du 29 novembre au 1er décembre, au Carrousel du Louvre. Événement incontournable de l’immobilier, il a réuni de nombreux acteurs du secteur.
La FNAIM fête ses 75 ans à l’occasion du Congrès Immobilier 2021
© AP - Emmanuelle Wargon, ministre chargée du Logement.

Immobilier Publié le , Margot HERREDA

Le Congrès, également Salon des professionnels de l’immobilier, propose trois jours de conférences et ateliers, afin de sensibiliser les acteurs aux nouvelles tendances et lois du marché. L'évènement étudie la problématique de l’habitat dans toutes ses dimensions, qu’elles soient économiques, sociales, environnementales... Pour l’édition 2021 de l’événement, la FNAIM a mis les bouchées doubles. Depuis l’espace Soufflot, plusieurs centaines de professionnels attendent patiemment face à l’estrade, toute de bleue et de jaune vêtue, aux couleurs de la fédération. Guy Lagache, journaliste TV, a présenté l’événement pour cette édition spéciale anniversaire. En effet, la fédération souffle ses 75 bougies.

75 ans d’ancienneté

Créée en 1946, la FNAIM compte à son actif près de 10 000 agences dans toute la France. Acteur incontournable de l’immobilier, la fédération est l’interlocuteur privilégié des ministres du Logement qui se sont succédé en presque huit décennies. A l’époque comme de nos jours, les défis concernant le logement des Français affluent. Rénovations, respect des nouvelles législations sur le sujet... Sans compter le fait que l’habitat est le premier poste de dépense contrainte des Français.

Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM, propose quatre axes de travail pour la fédération. Le premier vise à réconcilier la politique de logement avec la lutte contre la pollution des sols. Le deuxième compte instituer une approche globale de la rénovation, le troisième repense l’immobilier et ses acteurs dans une politique de la ville et le dernier ambitionne de préserver la capacité d’accession à la propriété pour les Français. « L’industrie de l’immobilier, c’est une industrie du temps long », reconnaît Jean-Marc Torrollion. Une industrie du temps long certes, pourtant, les échéances pressent, celle de la rénovation énergétique en premier lieu.


© AP - Jean-Marc Torrollion, président de la FNAIM

La rénovation énergétique, enjeu du secteur immobilier

Lancée en janvier 2020, MaPrimeRénov’ est une aide créée par l’Etat, destinée à la rénovation énergétique et calculée en fonction des revenus et du gain écologique des travaux. Elle précède la loi climat et résilience, votée en août 2021 et luttant contre le dérèglement climatique. Dans le cadre de cette dernière, l’Etat s’est d’ailleurs engagé à respecter l’objectif européen de baisse des émissions de gaz à effet de serre à hauteur de 55 % minimum d’ici 2030. Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, insiste sur l’importance de ces rénovations. Pour elle, il est impératif de « faire en sorte que ces passoires thermiques soient rénovées ».

Rendre l’immobilier accessible

« 42 % des propriétaires ne passent pas par un professionnel pour louer leur bien ou ne le louent pas du tout », estime Jean-Marc Torroillon. Un comble alors que dans les zones tendues, les métropoles notamment, il est de plus en plus difficile de se loger. En effet, une partie des propriétaires ne sait pas comment louer son bien, voire ne le loue pas, car elle ne sait pas comment s’y prendre. C’est là tout le rôle des agences immobilières et autres acteurs majeurs dans le secteur. « Je suis convaincue que nous avons besoin de bailleurs privés pour que les Français puissent se loger », affirme Emmanuelle Wargon.

Pour démocratiser l’accès au logement, en propriété ou location, de nouvelles mesures ont été mises en place lors du dernier quinquennat. Ainsi, si un propriétaire baisse le loyer de 30 %, ce que l’on appelle une réduction sociale, ou mieux, de 45 % pour une réduction très sociale, une défiscalisation sera appliquée. Cette dernière permet aux propriétaires de retrouver leur rentabilité de départ, celle qu’ils auraient acquise si le loyer n’avait pas été réduit. Des mesures sociales sont donc mises en avant. Pourtant, Éléonore Martin Marin, étudiante à l’École supérieure de l’immobilier (ESI) et présente sur le plateau pour un question-réponse avec la ministre, souligne la baisse des Aides pour le logement (APL), une mesure à l’encontre d’une politique sociale. En effet, les APL ont été revalorisées au 1er octobre dernier, provoquant une baisse de ces aides pour tous les bénéficiaires. « Nous n’avons pas changé le barème des APL, nous avons plutôt fait en sorte de calculer l’aide en fonction des revenus connus », se défend la ministre, qui a pris la mesure.

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