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La famille de Paul Signac assigne Montreuil pour récupérer un tableau

le - - Droit

La justice doit examiner mardi la demande de la famille du peintre Paul Signac, qui assigne la municipalité de Montreuil pour faire transférer au musée d'Orsay une grande toile de l'artiste, exposée dans la mairie depuis les années 30 et vandalisée l'hiver dernier.

Le TGI de Paris va se pencher sur les conditions de conservation et de sécurité de cette immense toile baptisée "Au temps de l'harmonie", placée en dépôt à Montreuil en 1938 et visible dans l'escalier d'honneur de la mairie. L'assignation en référé déposée par Charlotte Liebert Hellman, arrière-petite-fille de Paul Signac (1863-1935), soutient que la sauvegarde de l'œuvre n'est pas garantie dans les murs de l'hôtel de ville et demande un transfert immédiat au musée d'Orsay. L'œuvre du maître du pointillisme a été vandalisée fin décembre.

Elle a reçu des projectiles qui ont provoqué des entailles. Des boulettes de papier humides ont laissé des auréoles sur l'œuvre. Mais l'œuvre a depuis été restaurée, en partenariat avec la Direction régionale des affaires culturelles (Drac), et "de l'avis de tous les spécialistes, cette restauration a été exemplaire", selon la mairie.

Celle-ci soutient qu'elle a les moyens de prouver qu'elle est propriétaire de l'oeuvre, "une fierté du patrimoine montreuillois", dont elle assure pouvoir justifier sa capacité à en assurer la conservation et la valorisation. Le tableau, peint entre 1893 et 1895, est présenté comme un don de Berthe Signac, veuve du peintre, à la mairie communiste de Montreuil en 1938, en cohérence avec les aspirations politiques et sociales de l'artiste.

Le musée d'Orsay approuve la démarche de Mme Liebert, tandis que la mairie juge ce soutien surprenant et fait valoir que le président du musée n'a jamais cherché à rencontrer le maire, Dominique Voynet, pour évoquer la situation de l'oeuvre. Une première audience était prévue le 17 juillet dernier, mais elle avait été renvoyée à la demande de l'avocat de Mme Liebert, qui souhaitait examiner de nombreuses pièces versées au dossier par la mairie.




Jean-Paul VIART
Journaliste

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