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La crise sanitaire aura eu raison des soldes d'été

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La crise sanitaire aura eu raison des soldes d'été
DR - Malheureusement, 61 % des commerçants parisiens interrogés par le Crocis n'ont observé aucune hausse de chiffre d'affaires pendant ces soldes d'été.

Selon une récente publication du Crocis de la CCI Paris Île-de-France, les soldes d'été ont été lourdement impactées par les conséquences économiques de la crise sanitaire, le chiffre d'affaires observé pour 2020 étant, sans étonnement, nettement inférieur à celui de l'année dernière.

L'Observatoire économique régional (Crocis) de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Paris Ile-de-France a mené une enquête sur le chiffre d'affaires réalisé par les commerçants parisiens en cette période de soldes d'été.

Il en ressort que 87 % des 400 commerçants parisiens, interrogés du 28 au 31 juillet derniers, observent actuellement un chiffre d'affaires inférieur à celui de l'année dernière, une faible fréquentation, des ventes en ligne privilégiées et une incertitude sur les futurs comportements d'achats des consommateurs.

Chiffre d'affaires très bas

En tant normal, pour 83 % des commerçants interrogés, le chiffre d'affaires pendant les soldes d'été, est, au mieux, 20 % plus élevé que celui d'un mois normal. Or, 61 % d'entre eux n'ont observé aucune hausse de chiffre d'affaires durant cette période, bien que propice aux ventes.

Pour 87 % des commerçants, ce résultat est inférieur aux soldes de l'été dernier. Parallèlement à un chiffre d'affaires au plus bas, les commerçants notent aussi une fréquentation en berne, des stocks élevés et un panier moyen en baisse.

Ainsi, pour 79 % des sondés, le résultat des soldes d'été est très décevant, alors même qu'ils espéraient un rebond de la consommation et proposaient d'ailleurs des remises attrayantes : jusqu'à 50 % de rabais chez 45 % des commerçants parisiens interrogés.

Commerces plombés par la crise

La quasi-totalité des commerçants parisiens interrogés ont ré-ouvert dès la fin du confinement, les autres ayant attendu environ deux semaines afin d'organiser leurs locaux pour respecter les mesures barrières.

La crise sanitaire a également bouleversé la gestion des salariés puisque 71 % des commerçants parisiens ont pu reprendre leur activité avec l'ensemble de leur personnel mais pas toujours à temps plein. De nombreux commerçants ont dû avoir recours au chômage partiel ou à des horaires aménagés, même après le 11 mai, la fréquentation étant trop faible. Ainsi, entre le 1er janvier et le 30 juin 2020, 48 % des commerçants parisiens estiment que la perte de chiffres d'affaires a été d'au moins 50 % par rapport à la même période l'an dernier.

De ce fait, en dépit de la fin du confinement, 58 % des sondés se disent très insatisfaits de leur activité durant le premier semestre 2020 et 10 % pensent même à mettre fin à leur activité face aux difficultés rencontrées.

Un report qui divise

Afin de laisser plus de temps aux commerçants pour écouler leurs stocks importants à des prix leur permettant de reconstituer leur trésorerie, le Gouvernement a reporté la date de début des soldes au 15 juillet, au lieu du 24 juin.

Un choix qui n'a pas convaincu et que 74 % des commerçants regrettent : « C'était finalement une mauvaise idée car les Parisiens ont déserté la capitale dès le début du mois de juillet. Ces dates sont bonnes pour les stations balnéaires, pas pour nous ! », s'est exprimé un commerçant du XVIe arrondissement.

Toutefois, la durée des soldes, de quatre semaines, est perçue comme une avancée positive et une bonne décision, pour 81 % d'entre eux.

L'e-commerce s'en sort mieux

Un secteur tire son épingle du jeu : le commerce en ligne. En effet, les ventes par internet n'ont pas cessé durant le confinement et 58 % des commerçants interrogés sont désormais convaincus que les clients qui achetaient en magasins préfèreront faire leurs achats sur internet.

Un changement d'habitudes qui pousse les commerçants, surtout les indépendants, à passer au numérique dès la rentrée afin « de pouvoir poursuivre l'activité en cas de nouveau confinement ».

Incertitudes pour l'automne

« La situation et l'incertitude n'encouragent pas les achats », s'est exprimé un commerçant du quartier des Champs-Élysées, résumant l'état d'esprit général et les craintes des commerçants parisiens.

Interrogés sur l'avenir, l'un des sondés conclut : « l'inquiétude plane encore et l'absence d'envie d'acheter est évidente ; nous ne savons pas du tout comment sera la rentrée ».

Néanmoins, la majorité des commerçants gardent espoir, 59 % d'entre eux se disant même optimistes pour les prochains mois.




Anne MOREAUX
Journaliste

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