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La crise de l'hébergement d'urgence

L'occupation de la place principale de Clermont-Ferrand par plus de 200 personnes en demande d'hébergement d'urgence illustre la difficulté croissante des pouvoirs publics à financer ce service social.

Immobilier Publié le ,

Ces demandeurs d’hébergement sont essentiellement des réfugiés d’Afrique et d’Europe de l’Est. Pendant le traitement de leur dossier, ils disposent d’autorisations provisoires de séjour et doivent être logés (cette phase durant de un à plusieurs mois). C’est l’Anef, association nationale d’entraide, qui gère l’hébergement d’urgence pour le compte de l’État. Le nombre de demandeurs d’asile a connu une hausse de 70 % sur les cinq dernières années, selon l’Office français de protection des réfugiés et apatrides, et l’Anef estime que le nombre de demandes d’hébergement a augmenté de 50 % en un an. D’où un afflux de demandes et le recours de plus en plus fréquent à des chambres d’hôtel. Une solution onéreuse qui ne peut être généralisée indéfiniment, et l’Anef a donc décidé de ne plus faire appel à cette solution hôtelière.

Une décision qui a fait réagir Cécile Duflot. La ministre du Logement souhaite « une étude approfondie quant aux responsabilités respectives et au possible dysfonctionnement budgétaire ayant conduit l’association à se trouver dans cette situation ». François Roche, président de l’Anef a riposté en expliquant que « la convention qui nous lie à l’État nous impose un devoir d’accueil inconditionnel alors que le budget qu’il nous octroie est limité. Depuis le début de l’année, l’hébergement hôtelier nous a coûté 2,3 millions d’euros mais la dotation de l’État qui doit servir à nous rembourser n’est que de 20 000 euros ».

Cette situation de crise amène à s’interroger sur le bien fondé de ces avantages sociaux qui s’accumulent, financés par une ponction supplémentaire fiscale ou parafiscale déjà à la limite du supportable. Ce qui peut se comprendre en période de prospérité devient manifestement contre-productif dans une situation de crise socioéconomique, sauf à avoir des œillères idéologiques…

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