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La CGPME demande le retrait de la limitation des indemnités kilométriques

La CGPME a récemment appelé les sénateurs à rejeter une mesure limitant la déduction des indemnités kilométriques accordées aux personnes utilisant leur véhicule personnel dans leurs déplacements professionnels.
La CGPME demande le retrait de la limitation des indemnités kilométriques

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L'Assemblée nationale a voté le 18 octobre une mesure visant à "verdir" le barème kilométrique, en limitant la déductibilité des frais pour les voitures plus puissantes. Le plafond voté est de 6 chevaux contre 13 actuellement.

"Pénaliser les salariés, les chefs d'entreprise, les commerciaux, les professions libérales qui utilisent leur véhicule personnel à des fins professionnelles, accumulant un nombre important de kilomètres, c'est manifester une réelle méconnaissance du monde du travail", a indiqué la CGPME.

"Un médecin qui roule en Laguna pour sa tournée mérite-t-il un tel mépris ? Est-il choquant qu'un chef d'entreprise qui se bat pour faire vivre et développer son affaire roule en Peugeot 3008 ?", a demandé la Confédération générale des petites et moyennes entreprises.

"Il est de plus profondément incohérent d'inciter les français à se détourner de toute une gamme de véhicules construits par des constructeurs français que l'État aide par ailleurs !", a-t-elle affirmé.

"Sur le marché, les voitures qui ont peu de chevaux mais sont bien motorisées pour parcourir un grand nombre de kilomètres ce sont des allemandes ou des hybrides", a expliqué un entrepreneur indépendant de province. "Si j'avais su, c'est clair, jamais je n'aurais acheté un Espace de marque française", a-t-il dit.

Il parcourt en moyenne 70 000 kilomètres par an avec une voiture de 11 chevaux et peut actuellement déduire 33 460 euros. La somme sera réduite à 7 000 euros, lesquels devront être intégrés dans ses revenus imposables.

"Nous, les organisations interprofessionnelles et les fédérations professionnelles signataires représentant des centaines de milliers d'entreprises et des millions d'emplois, réclamons le maintien du barème actuellement en vigueur et en appelons aux Sénateurs pour qu'ils entendent la voix de ceux qui font vivre l'économie partout en France", a déclaré la CGPME.

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