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La Bourse White & Case attribuée à un étudiant du M2/MBA d'Assas

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La Bourse White & Case attribuée à un étudiant du M2/MBA d'Assas
Communication Groupe Legal - BNP Paribas - Nelson Dijoux Coquillas

Le cabinet White & Case LLP a remis sa 20ème Bourse d'études des juristes d'affaires d'un montant de 40 000€ à trois lauréats, désireux de compléter leur formation par un troisième cycle d'études juridiques à l'étranger.

Rendez-vous annuel depuis 1995, cette initiative unique parmi les cabinets d’avocats de la place, tant par son montant que par sa procédure de sélection, a pour vocation de permettre aux étudiants en droit d’ajouter une dimension internationale à leur parcours universitaire. Les sommes allouées au titre de la Bourse White & Case participent à alléger la charge d’emprunt que les étudiants sont obligés de contracter en raison du coût des études à l’étranger. À travers cette bourse, le cabinet White & Case favorise l’excellence universitaire tout en cultivant les valeurs de solidarité et d’entraide qui lui sont chères. Depuis sa création en 1995, plus de 850 étudiants ont postulé et 51 étudiants ont bénéficié d'une bourse.

En l’honneur de cette édition spéciale des 20 ans de la Bourse, le jury était présidé par Jean-Luc Boussard, ancien associé et managing partner du bureau de Paris de White & Case (1992-2000), et comptait Fabrice Allouche, Directeur général de CBRE, Martine Wallimann, Directrice juridique d’Europcar, France Drummond, agrégée des Facultés de Droit, Professeur à l'Université Panthéon-Assas, Denise Diallo, associée White & Case, Brice Engel, associé White & Case, Gilles Peigney, ancien associé et managing partner du bureau de Paris de White & Case (2000-2004) et TuuliTimonen, avocate White & Case et lauréate de la Bourse en 2009.

C’est le 12 juin dernier que les 10 étudiants sélectionnés (parmi les 61 candidats ayant déposé un dossier et les 25 pré-sélectionnés après étude du dossier et entretien) ont été invités à rencontrer les membres du jury afin de défendre leurs projets d’études.

À l’issue des délibérations, le jury a désigné Nelson Dijoux Coquillas, Victor Cracan et Perrine Macorigh comme lauréats de cette 20ème édition.

Nelson Dijoux Coquillas, étudiant du M2/MBA Droit des affaires et management de l’Université Panthéon-Assas (Paris 2), a reçu une bourse d’un montant de 20 000 € pour son projet de LL.M. à l’Université de Berkeley (États-Unis).

Les Affiches Parisiennes l’ont rencontré.

AP : Vous êtes âgé de 22 ans seulement. Quel a été votre parcours universitaire jusqu’à aujourd'hui ?

NDC : Avec un petit peu d’avance, j’ai eu la chance après mon baccalauréat de passer par les bancs de Paris Dauphine et d’y décrocher une double licence en droit et en « sciences des organisations et des marchés », mention gestion. Fort de cette première expérience, j’ai poursuivi la voie dauphinoise classique par un Master 1 en Droit et Gestion. Au moment de choisir mon master 2, et même si ceux de Paris Dauphine, particulièrement réputés, m’intéressaient, mon choix s'est porté sur le double diplôme Master 2 / MBA Droit des affaires et management de l’université Panthéon-Assas (Paris 2), qui présente l'avantage majeur de se dérouler en apprentissage.

AP : Comment avez-vous eu connaissance de la Bourse d’études des juristes d’affaires White & Case et préparé votre candidature ?

NDC : Mon projet de partir en LL.M. aux États-Unis a été mûrement réfléchi. Un tel projet nécessite un solide budget compte tenu du coût des études outre-Atlantique, très élevé aux yeux d’un Français. J’ai donc cherché toutes les sources de financement privé possibles, et la Bourse White & Case est l’une de celles auxquelles j’ai postulé. Pour passer le filtre des sélections, ma candidature se devait d’être irréprochable et sa préparation minutieuse. Il a fallu que j’apprenne à « vendre » mon projet d’études, à en expliquer la cohérence avec mon parcours antérieur, et surtout à en démontrer la plus-value par rapport à ce que j’ai déjà eu l’occasion de faire. Il n’y aurait eu aucun intérêt pour moi - ni pour le cabinet White & Case de me financer - s’il ne s’était agi que d’ajouter une ligne sur mon CV. Un LL.M., c’est bien plus que cela.

AP : Dans quelle mesure la bourse qui vous a été allouée va-t-elle faciliter votre projet de LL.M à l’Université de Berkeley ?

NDC : Évidemment cette bourse, par son montant, va considérablement alléger la charge financière que représente un tel projet : sur une année entière et toutes dépenses confondues, elle représente près du tiers du budget nécessaire. Mais la bourse White & Case n’apporte pas que de l’argent. Par sa procédure de sélection et la renommée du cabinet qui l’attribue, elle permet de faire confirmer par des avocats et professionnels de renom la qualité du parcours suivi et envisagé, et est ainsi un gage de sérieux de ses lauréats sur un plan tant académique que professionnel. En cela, j’espère qu’obtenir la bourse White & Case m’offrira des opportunités, que ce soit lors de mon LL.M. ou après.

AP : Vous êtes sur le point d’être diplômé du M2/MBA Droit des affaires et management de l’Université Panthéon-Assas (Paris 2), une formation de plus en plus recherchée et classée en tête de nombreux classements. Quelles sont les raisons de cet engouement selon vous?

NDC : En effet, cette formation a été classée en 2014, pour la cinquième année consécutive, 1e en Droit des affaires et management par le cabinet SMBG, devant les formations de l’ESSEC, HEC ou l’ESCP. Pour la deuxième fois en 2014, elle a également obtenu la 2e place du classement européen Eduniversal des doubles formations en Droit et Gestion (juste derrière Oxford), et la 5e place du classement européen Eduniversal en Droit des Affaires (juste derrière Cambridge). En un mot comme en mille, cette formation n’a plus rien à envier à ses homologues et est en train de s’imposer comme une référence européenne dans le domaine.

Cet engouement est dû à plusieurs éléments selon moi : le pari de former en une année des étudiants aux enjeux majeurs du droit des affaires et du management est certes ambitieux, mais il est porteur, notamment grâce au label internationalement reconnu du MBA. Par ailleurs, les concepteurs de cette formation ont parfaitement compris les enjeux de la professionnalisation : en ce sens, la formule d’apprentissage en entreprise ou en cabinet que suivent les étudiants du M2/MBA, comme celle de la Junior Entreprise à laquelle ils participent activement durant toute l’année, attirent les meilleurs étudiants à juste titre.

AP : Comment voyez-vous l’avenir des formations juridiques ?

NDC : À mon sens, la formule classique de la formation juridique qui prévalait jusqu’à présent avec des cours principalement théoriques est passée d’âge : la complexification de tous les domaines du droit impose une formation professionnalisante, via l’apprentissage comme au sein du M2/MBA, ou via des séminaires pratiques à l’image des « Clinics » qui se pratiquent aux États-Unis et qui arrivent lentement en France sous la forme des « Maisons du Droit », où les étudiants sont confrontés à la réalité de problématiques vécues.

Par ailleurs, l’internationalisation est l’un des autres enjeux majeurs à saisir. Les systèmes juridiques ne sont plus étanches et, pour un juriste de droit romano-germanique évoluant dans un environnement globalisé, il est nécessaire d’avoir au moins quelques notions fondamentales de Common Law (et vice-versa), ne serait-ce que pour comprendre la manière de raisonner de l’autre. Dans cette perspective, les échanges universitaires doivent être favorisés et les barrières qui prévalaient autrefois, et selon lesquelles il ne servirait à rien pour un juriste d’aller se former dans un autre pays que le sien car le droit serait par essence national, cèderont nécessairement.

Enfin, les étudiants en droit, particulièrement en droit des affaires, ne peuvent plus se contenter de leur seule formation juridique. Les doubles formations en gestion ou management comme le M2/MBA ou en école de commerce ou à Sciences Po sont, je pense, amenées à se développer pour cette raison.

AP : Et votre avenir personnel ?

NDC : Après cette année en LL.M. qui s’annonce inoubliable, j’envisage de passer le barreau de l’État de New York avant de revenir en France finir ma scolarité et mon stage final à l’EFB où j’ai été admis en décembre dernier. J’espère que ce long parcours, qui touche bientôt à sa fin, me permettra d’exercer comme avocat à la Cour dans le département Contentieux et Arbitrage d’un cabinet, français ou anglo-saxon, à dimension internationale.




Jean-Paul VIART
Journaliste

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