AccueilRégion Île-de-France & Grand ParisL'usine du Sedif fait peau neuve à Choisy-le-Roi

L'usine du Sedif fait peau neuve à Choisy-le-Roi

Le Syndicat des eaux d'Île-de-France (Sedif) a récemment présenté, en présence de son président André Santini, la nouvelle unité de traitement des effluents de son usine de production d'eau potable, ainsi que trois autres chantiers de rénovation en cours sur le site.
L'usine du Sedif fait peau neuve à Choisy-le-Roi
@Wikimedia Commons/A.P - André Santini, le président du SEDIF, a inauguré une nouvelle unité à l'usine de Choisy-le-Roi

ActualitéRégion Île-de-France & Grand Paris Publié le ,

Avec plus de 1,84 million d'usagers desservis et une production de 320 000 m3 d'eau potable en moyenne par jour, l'usine de production de Choisy-le-Roi reste l'une des plus importantes d'Europe. Le site industriel, soucieux de produire une eau de bonne qualité, fait également de la protection de l'environnement un des piliers de sa politique. Le respect de ces exigences impliquait la réalisation de travaux, afin d'adapter les équipements qui dataient pour certains des années 1960.

Dans le respect de l'environnement

C'est pourquoi le président du Sedif, André Santini, en compagnie du maire de Choisy-le-Roi, a récemment inauguré une nouvelle unité de traitement des effluents pour un coût de 19,3 millions d'euros, l'ancienne étant devenue non seulement obsolète, mais aussi vétuste. Le Syndicat des eaux a présenté en parallèle les travaux en cours sur trois autres unités de traitement : la rénovation des filtres à sable, la refonte de l'unité de traitement au charbon actif en poudre, et la remise à neuf de l'unité de décantation.

Cette modernisation s'inscrit dans la politique environnementale du Sedif qui s'est « attaché à donner la plus grande importance à ce que l'impact environnemental soit le plus réduit possible », a indiqué Christophe Perrod, directeur général des services techniques du syndicat. Ainsi, l'organisme a obtenu la certification ISO 14 001 en février 2002, impliquant la préservation d'un environnement équilibré, respectueux des paysages et de la biodiversité.

Cet engagement a notamment consisté en la pose de toitures végétalisées, la mise en place de panneaux photovoltaïques (dans un but d'autoconsommation) ou la construction de nichoirs à oiseaux/chauves-souris. Cette politique volontariste en matière de développement durable a également guidé la construction de la nouvelle unité de traitement des effluents.

Ainsi, les nouvelles installations permettront d'économiser entre 650 et 700 MWh/an, et procéderont à une décantation de type mécanique, ceci évitant toute utilisation de produits chimiques. En outre, les boues chaulées seront valorisées dans l'agriculture : cette unité traite les rejets de la filière de production d'eau potable, avant de rejeter en Seine une eau claire et conforme aux normes en vigueur.

28 millions d'euros débourser pour améliorer les services

Cette action s'inscrit dans la politique actuelle du Sedif, qui dispose désormais « des moyens nécessaires pour piloter le service au quotidien et développer la nécessaire vision prospective », selon André Santini. En effet, ces travaux ne se contentent pas de réparer ou de remplacer du matériel défectueux. Et ce, dans le but d'aller au-delà même de ce que les normes exigent, afin d'anticiper, par exemple, l'arrivée de nouveaux polluants.

Comme l'indique Christophe Perrod, il s'agit pour l'usine de prendre à bras-le-corps les trois sujets principaux qui intéressent les consommateurs. D'abord, le problème de l'eau pure : Christophe Perrod indique que l'usine veut « prendre les devants » sur une particule « qui ne serait pas encore normée ». C'est aussi le problème du calcaire, qui présente certains inconvénients notamment concernant la tuyauterie. C'est enfin le goût de l'eau qui préoccupe les consommateurs au premier chef, et le Sedif ambitionne, comme annoncé par André Santini, d'utiliser « les technologies de pointe pour produire une eau pure, sans calcaire et sans chlore ».

Dans le cadre de son plan d'investissement, l'organisme consacrera plus d'un milliard d'euros à l'amélioration, la modernisation de son réseau, de ses infrastructures sur la période 2016 - 2020.

Pas moins de 28 millions d'euros seront investis pour préparer l'évolution de ses filières de production d'eau potable. Le Sedif souhaiterait ainsi « viser l'excellence dans la qualité du service, à la fois en termes de qualité d'eau et de relation avec les usagers, en s'appuyant sur les innovations techniques et le développement des e-technologies ».

Partage
Articles similaires
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?