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« L’urgence sanitaire est toujours là », selon François Braun

Le ministre de la Santé était présent au Sénat pour une audition sur le projet de loi concernant la sécurité sanitaire pour la lutte contre la Covid-19.
« L’urgence sanitaire est toujours là », selon François Braun
© Sénat - François Braun et François-Noël Buffet devant les sénateurs

Société Publié le ,

Pour François Braun, médecin urgentiste devenu ministre de la Santé sous le Gouvernement d’Élisabeth Borne, c’est une première audition face aux sénateurs. Il s’est dit « honoré » d’intervenir devant le Sénat, d’autant plus que cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une reprise accrue du nombre de contaminations à la Covid-19. En pleine septième vague de l’épidémie, le Parlement a donc ouvert le débat sur le projet de loi maintenant provisoirement un dispositif de veille et de sécurité sanitaire en matière de lutte contre le virus, avec Philippe Bas pour rapporteur.

Miser sur la sécurité sanitaire

Au programme de ce que le nouveau ministre de la Santé veut proposer, on trouve notamment l’extinction au 31 juillet prochain du régime d’urgence sanitaire, même si « l’urgence est toujours là », rappelle-t-il. Il a promis cinq engagements sur la lutte contre le virus de la part du Gouvernement : transparence, protection de la population, proportionnalité des mesures, préservation du système de santé pour éviter la saturation et maintien de la prise en charge des soins hors Covid.

Du côté des départements et territoires d’Outre-Mer, François Braun estime que la situation de la Guadeloupe n’a rien à signaler, alors que celles de la Guyane et la Réunion sont un peu préoccupantes. A Mayotte aussi, le taux d’incidence est faible. Le Gouvernement entend bien gérer sa stratégie en appuyant sur cinq leviers pour le faire : prévenir, vacciner, tester, isoler et traiter. « La vaccination est notre arme de protection massive », admet François Braun, qui explique que c’est le facteur qui « permet de réduire drastiquement les formes de Covid ». En ce sens, la deuxième dose de rappel de vaccin est d’ores et déjà proposée aux personnes les plus vulnérables. Pourtant, une sénatrice, également médecin déplore que « plus personne n’y comprenne rien » : entre les personnes qui attrapent le Covid malgré leur vaccination, celles qui doivent faire des doses de rappel sans comprendre pourquoi, etc.

Le maintien des outils

Jusqu’au 31 juillet, le Système d’information de dépistage (SI-DEP) sera maintenu pour enregistrer les tests Covid. Pourtant, la question est de nouveau sur la table en ce qui concerne les soignants suspendus pour cause de non-vaccination ou les effets secondaires des vaccins. « Il ne faut absolument pas taire les effets secondaires du vaccin et insister sur la prévention du Covid long », insiste un sénateur, également médecin. Reste à voir comment le Parlement votera des solutions aux problèmes soulevés, puisque la question de la quarantaine pour les personnes provenant d’autres pays se pose également et qu’il y un besoin urgent à « rétablir la confiance avec les soignants », explique le ministre.

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