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L'impact du stage de sensibilisation aux drogues

L'Observatoire français des drogues et toxicomanies vient de rendre public un rapport sur les "stages de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants", créés en 2008.

Droit Publié le ,

"Jugé utile et intéressant par les stagiaires, le stage de sensibilisation ne déclenche pas pour autant la volonté de modifier le comportement d'usage", note le rapport. Seulement la moitié des stagiaires déclarent qu'ils auraient consommé différemment s'ils avaient su ce que leur a appris le stage, et près de 60 % des stagiaires qui avaient déjà conduit sous l'emprise du cannabis disent avoir recommencé. Selon ce rapport, "à raison de dix stagiaires en moyenne, les stages ont concerné 18 000 à 19 000 personnes depuis 2008, soit environ 4 500 stagiaires par an en moyenne", un chiffre en "croissance constante". Neuf stagiaires sur dix ont été interpellés pour usage ou détention de cannabis, près de sept sur dix pour simple usage de cannabis.

Depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, complétée par une circulaire de mai 2008, les personnes interpellées pour détention et usage de stupéfiants peuvent se voir ordonner d'effectuer un tel stage, qui constitue une alternative au rappel à la loi. Cette "sanction pécuniaire à visée pédagogique" - le coût moyen des stages avoisine 190 euros - s'adresse aux usagers occasionnels non dépendants. La durée du stage est fixée à deux jours, et doit être organisée par une association conventionnée par le préfet et le procureur de la République. Les stagiaires, âgés de 25 ans en moyenne, sont en grande majorité des hommes (93 %). Pour les deux tiers, il s'agit d'une première interpellation. La part moyenne de personnes perdues de vue entre le prononcé du stage et son exécution est de l'ordre de 20 %.

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