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L'immobilier haut de gamme tient une forme mondiale

Selon Barnes, le spécialiste de l'immobilier haut de gamme, la pierre de luxe poursuit son envol dans les principales villes internationales, sauf à Paris qui régresse légèrement. De leur côté, Genève et Bruxelles marquent le pas...
L'immobilier haut de gamme tient une forme mondiale
Barnes - Londres a le vent en poupe

Immobilier Publié le ,

Dans le monde, le nombre de riches, les « High Net Worth Individuals », ne cesse d’augmenter. En cinq ans, il a allègrement progressé de 46 %. En 2013, ils formaient ainsi un club de quelque 12 560 000 personnes, parmi lesquelles on dénombre 1 426 milliardaires, 189 000 (Ultra High Net Worth Individuals) personnes disposant d’une fortune supérieure à 30 millions de dollars, 1 180 000 individus disposant d’une fortune comprise entre 5 et 30 millions de dollars et 11 190 000 personnes disposant de fortunes comprises entre un et 5 millions de dollars.
Dans la composition du patrimoine des personnes disposant de fortunes supérieures à 30 millions de dollars, la pierre arrive en tête, à hauteur de 23 %. Pour la grande masse de ceux dont la fortune s’évalue entre un et cinq millions de dollars, l’immobilier représente selon le niveau de fortune entre 50 % et 75 % de leur patrimoine.

Le top ten des villes

Dans le top ten des villes les plus recherchées, Londres, New York et Hong-Kong constituent le trio de tête, comme en 2012. Vient ensuite Miami qui détrône Paris à la quatrième place. Singapour est toujours cinquième et Genève septième juste derrière Paris. Berlin passe de la dixième à la septième place, et devance désormais Shanghai et Beijing. A Miami, pour la troisième année consécutive, le nombre de transactions a progressé, avec cette fois, un saut de 14 %. Les prix sont à l’avenant : en un an, ils ont augmenté de 15 à 45 % selon le type de biens.

Londres poursuit sur sa lancée avec une hausse des prix à deux chiffres. Il suffit en moyenne de 70 à 90 jours pour écouler des biens estimés en moyenne à 24 000 € le mètre carré. Les prix ont augmenté de 11 % durant l’année 2013. Cela ne décourage pas les acquéreurs, où les Européens, selon Barnes, sont largement majoritaires.
De son côté, New York efface ses années de crise. La demande s’est accrue en raison des taux d’intérêt des emprunts : ils sont encore jugés bas. La reprise est là et il faut compter avec une forte hausse des prix du mètre carré : 13 % au cours des 12 derniers mois. Par ailleurs, la demande internationale dynamise le marché, car New York reste une valeur refuge pour les plus fortunés.

A l’inverse, Paris fait du surplace. Comme le souligne Barnes « Quand on songe qu’en 2009, la capitale était 20 % moins chère que Londres et 10 % plus chère que New York ! Quatre ans plus tard, Big Apple est 70 % plus cher et Londres 200 %.
A Paris, les grands appartements et hôtels particuliers trouvent difficilement preneur. Les transactions sur cette gamme de biens se réalisent à des prix de 10 % à 20 % inférieurs à ceux de fin 2011/début 2012. Barnes le confirme : les acquéreurs parisiens se sont concentrés en 2013 sur des biens de petites et moyennes surfaces avec des prix généralement inférieurs à deux millions d’euros.
Face à cette nouvelle donne, le marché se rationalise. Les biens de qualité ou d’une superficie inférieure à 200 m² se vendent aux mêmes niveaux de prix qu’en 2012. Mais les biens qui comportent certains défauts (travaux à prévoir, emplacement au rez-de-chaussée ou au premier étage) enregistrent, comme pour les grands biens, une décote de 15 à 20 % par rapport aux prix de début 2012. Sur la rive droite, il est rare que les prix soient supérieurs à 10 000 € du mètre carré pour les biens de qualité et 18 000 € du m² pour les biens d’exception. Dans les meilleurs quartiers de la rive gauche, les transactions se réalisent autour de 15 000 € du m² pour les biens de qualité et entre 18 000 € et 25 000 € du m² pour les biens d’exception.

Perspectives 2014.

Le marché dispose d’un puissant allié pour redémarrer : la résidence principale devenant la dernière niche fiscale, elle peut attirer de nouveaux candidats. En outre, les prix parisiens comparés aux autres villes européennes deviennent compétitifs pour une certaine clientèle, surtout si celle-ci envisage d’acquérir à très long terme pour ne pas être pénalisée par la taxation des plus-values immobilières, dont la France détient le triste record mondial d’imposition (hors pays communistes).

Enfin la géopolitique et l’instabilité de certains pays du Moyen-Orient pourraient également permettre une reprise du marché dans les mois à venir. Ainsi les événements au Proche Orient drainent une clientèle de riches Algériens, Libyens, Egyptiens, Tunisiens qui viennent s’ajouter aux Libanais toujours très présents en France.

Parallèlement, une nouvelle génération d’investisseurs émerge, plus pragmatique, plus professionnelle aussi. Elle délaisse l’hôtel particulier richement décoré au profit de plusieurs appartements.

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