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L'IA pour un monde plus vert

Lors du salon "France is AI", Frédéric Mazella, le créateur de la licorne française Blablacar, a animé un débat autour du rôle de l'IA pour la “green industrie”, c'est-à-dire l'industrie verte qui prend en compte des visées sociétales et surtout environnementales.
En haut : Bruno Maisonnier (AnotherBrain) et Frédéric Mazella (France Digitale et Blablacar). En bas : Arnaud de Moissac (Dcbrain) et Ghizlaine Amrani (QuantCube Technology).
@ France is AI - En haut : Bruno Maisonnier (AnotherBrain) et Frédéric Mazella (France Digitale et Blablacar). En bas : Arnaud de Moissac (Dcbrain) et Ghizlaine Amrani (QuantCube Technology).

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Cette table ronde a rassemblé trois représentants de startups ayant développé des solutions à partir d'intelligences artificielles dans le respect de l'environnement et du développement durable.

Bruno Maisonnier, président d'AnotherBrain, estime que pour construire un monde plus vert, on a besoin d'une nouvelle génération d'IA : « autre chose que le deep learning pris d'assaut par les Gafam », une sorte d'IA frugale et écolo, et que la France a les moyens de la créer.

Dans cette optique, sa start-up propose une IA qui consomme 200 fois moins d'énergie que d'autres grâce à une approche différente. Tout comme notre cerveau consomme 5 watt pour la partie cognitive, l'entreprise développe un système avec plusieurs agents complémentaires et coordonnés pour effectuer des tâches spécifiques tout en optimisant leur consommation de donnée. Cette intelligence appelée IA Organique consomme donc moins de données, moins d'énergie et coûte moins cher.

De son côté, Ghizlaine Amrani, directrice générale de QuantCube Technology, considère qu'on a besoin de l'IA pour analyser des quantités énormes de données à travers le monde dans différents secteurs qui peuvent aider à réaliser la transition écologique.

« L'IA est au centre de notre initiative et c'est ce qui rend possible les nouveaux indicateurs RSE », explique-t-elle.

Sa fintech utilise les algorithmes pour évaluer les fameux « ESG ratings », les critères environnementaux, sociaux et gouvernementaux, pour aider ses clients (investisseurs, banques...) à mieux comprendre les impacts des acteurs économiques et développer un business plus durable. L'entreprise poursuit l'objectif de faire émerger un référentiel mondial des standards RSE.

Enfin, Arnaud de Moissac, président de Dcbrain, start-up qualifiée avec humour de « Blablacar du btob » par Frédéric Mazella, explique que « pour analyser des milliards de données c'est presque impossible d'utiliser des cerveaux humains ». Son entreprise utilise donc l'IA pour optimiser les processus de la chaîne d'approvisionnement (faire coïncider les besoins des fournisseurs, distributeurs et transporteurs).

« Nous avons besoin de nous concentrer sur l'empreinte globale de l'IA », rappelle le vice-président du Think tank Impact AI.

Il ne faut donc pas oublier la consommation d'énergie importante des data centers et les émissions créées par la construction et l'utilisation d'outils informatiques.

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